samedi 4 avril 2026

Office de Vendredi Saint à la paroisse Notre Dame de Bumba

 

Office de Vendredi Saint à la paroisse Notre Dame de Bumba

 

Vénération de la croix

La messe de Vendredi Saint à la paroisse Notre Dame de Bumba en RD Congo a été dite vers 18 heures par le Curé de la paroisse, le Révérend Père Carlos Rommel, juste après la prière de chemin de croix, la dernière de la série des chemins de croix organisés les vendredis de  temps de carême, laquelle prière a commencé vers 17 heures par les Bagaza, c’est-à-dire les formateurs des Jeunes de Lumière de la paroisse Dame de Bumba.

Les "Bagaza" animent le dernier chemin de croix avant l'office de Vendredi saint

 Ceux-ci ont animé le chemin de croix à tour de rôle comme d’habitude, selon chacun de quatorze tableaux représentant les étapes de la passion du Christ portant sa croix depuis sa condamnation du palais de Pilate jusqu’à Golgotha.

Le commentaire effectué par chacun d’eux était entrecoupé de la mélopée du slogan de carême que la masse des fidèles répercutait en chœur.


 

 Cette mélopée était une sorte de slogan que le Père Curé de la paroisse a initié, que les fidèles chantent en chœur à chaque fois que l’Officient de la messe entonne au cours de la messe, ou comme maintenant pendant que l’animateur de la prière du chemin de croix entonne sous forme de question posée, à laquelle les fidèles répondent en chœur.

Voici comment est libellé le slogan selon le thème de carême de cette année : « O Karezimo eye tosala nini ? » « Tosalisa bandeko ba biso bazali na bokono, tomeme bango na lopitalo epai ya monganga, bazwa mono mpo babika. Totika na bango bitambola tambola bipai na bipai. Tosalisa mpe bana bitike bayekola malamu ». 

L'Officient principal de la messe lit l'Evangile sur la passion du Christ 

 

Cela se traduit en français par : « Durant ce carême, que devons-nous faire ? » « Aidons nos frères qui sont malades, amenons-les à l’hôpital chez un médecin, qu’ils prennent les médicaments afin de guérir. Cessons de les amener par-ci par-là. Aidons également les enfants orphelins pour qu’ils étudient convenablement… »

Après la lecture des épitres par les animateurs paroissiaux, le Curé a lu et expliqué la passion du Christ et sa mort sur la croix, la croix qui est symbole d’amour et de souffrance pour le salut de l’Humanité.

"Yo Mosantu, Monsatu, yoo Mosantu...."

Cet instant de prière était bouleversée et écourtée par une forte pluie battante accompagnée de l’ouragan dont la force faisait entrer de l’eau à certains endroits à l’intérieur de l’église, et cela a créé un déplacement de quelques-uns des fidèles dans un mouvement de panique.

Malgré la pluie, l’Officient a tant bien que mal amorcé l’office de la vénération de la croix, par le chant mélancolique initié et entonné par lui-même, auquel la masse des fidèles répétaient en chœur : « Bandeko ba ngaï, nasali bino nini, boyanola ? Yo Mosantuu, Monsatuu, Yo Mosantu… » (Mes frères, qu’ai-je fait contre vous, Répondez… Toi le Saint…)

Enfin, la vénération de la croix s’est clôturée sous la pluie par la prière de l’officient principal, après la prière des intentions des quatre « Bakambi » ou animateurs pastoraux paroissiaux.

                                                            Antonio Lisuma

vendredi 3 avril 2026

La fête de Jeudi Saint à la paroisse Notre Dame de Bumba

 

La fête de Jeudi Saint à la paroisse Notre Dame de Bumba

A l'instar de Jésus qui a lavé les pieds de ses 12 apôtres,

 le Père Curé Carlos Rommel a lavé les pieds de 12 personnes parmi ses ouailles  


 


La fête de Jeudi Saint qui vient après le dimanche des rameaux était célébrée ce jeudi 2 avril 2026 dans toute l’église catholique en générale et en particulier à la paroisse Notre Dame de Bumba sous la houlette du Curé de la paroisse le Révérend Père Carlos Rommel. A travers la célébration commémorant l’institution par Jésus Christ de l’Eucharistie dans l’église, le Célébrant principal a précisé que la fête est non seulement pour les prêtres, mais aussi pour tous ceux qui s’occupent des autres ou militent en faveur du bonheur des autres.

La lecture de deux épitres était effectuée par les Bakambi. La première épitre concernait la pâque des juifs, la sortie d’Israël de l’Égypte, sur le repas que ces derniers devraient consommer, sur les taches de sang qu’ils devraient répandre aux portes des maisons afin de se faire sauver pendant l’intervention divine contre l’Égypte, etc. Ensuite, la seconde épitre, celle de Paul aux Corinthiens, abordait la Sainte Eucharistie que seuls des chrétiens dignes devraient la prendre sans que cela ne les souille.

Le Célébrant principal de la messe, le Père Curé Carlos Rommel, à la lecture de l'évangile
 


Le Célébrant principal a abordé dans son homélie le sens du geste que Jésus venait d'accomplir, selon l’Évangile de Jean, de laver les pieds de ses apôtres. Il s'agit là de l'amour que Jésus nous convie à faire envers les autres. Ceci est significatif pour que les chrétiens qui écoutent Jésus Christ soient sauvés à travers les bons actes qu’ils posent pour le bonheur des autres. « Nous devrons nous occuper des autres, en faisant du bien aux autres, à l’instar de Jésus Christ qui s’est occupé des autres, il a lavé les pieds de ses disciples... », a laissé entendre le Père Curé. 

Celui-ci a vivement souligné l’apostolat que chacun devrait veiller à accomplir vis-à-vis de son prochain, à la pratique des enseignements de Jésus, sur les 8 béatitudes, à savoir la pratique de l’amour envers le prochain, être artisan de paix, pratiquer la justice, etc.

Certes, suivre le Christ dans cette logique est vraiment difficile et pénible, mais il faut de l’endurance ; c’est pourquoi Saint Paul nous interpelle de ne pas nous communier si nous en sommes indigne. Nous devrons souffrir pour le bonheur des autres dans ce monde, pour le bonheur de ce monde.  

C’est sur cette note là que le Père Curé enleva son chasuble et se mit à laver les pieds de 12 personnes choisies parmi les chrétiens émanant de quatre quartiers de la paroisse.

 

Après la messe, un repas fraternel fut partagé dans la cure paroissiale autour du Curé de la paroisse, où ce dernier a encore insisté sur l’aspect de l’esprit de l’altruisme tel que le Christ nous enseigne, ainsi que le bonheur qui résulte du travail que chacun effectue pour tout le monde, par exemple, si chacun fait son travail, cette situation de manque persistant des routes sera débattu aux instances politiques du pays et les routes seront réfectionnées et les véhicules transporteront les produits agricoles des villages environnants, comme cela fut jadis, et ce sera la fin de la faim qui ronge la population; si chacun faisait son travail, le chemin de fer reliant Bumba aux localités et villes de provinces de Uélé sera réhabilité, et ceci va permettre à coup sûr la circulation des personnes et de leurs biens…

Il en est de même avec des habitudes qui sont nées ces derniers temps par la pullulation des églises à travers la cité de Bumba, où les gens ont de plus en plus tendance à se faire guérir par des prières ou des incantations. 

Le Père Carlos fait son message avant le repas fraternel partagé avec ses ouailles à la cure paroissiale  

 Par exemple, si une personne tombait malade, les proches ne devraient pas sillonner avec le patient de gauche à droite, chez le féticheur ou chez les pasteurs dans les permanences de cultes, pour tenter de le guérir par des incantations ou des prières…, car le malade ne guérira pas par cette manœuvre qui vise plutôt à enrichir les pasteurs et les féticheurs, et sa maladie ne fera que s’empirer…

  

la fête à la cure paroissiale


Il sera nécessaire et souhaitable d’amener ledit patient à l’hôpital afin qu’il bénéficie des soins médicaux appropriés et qu’il reçoive les médicaments déjà disponibles, puisqu’au temps de Jésus ces médicaments n’étaient pas encore disponibles, donc pas encore inventés par des médecins ou des chercheurs ; mais maintenant, avec la sagesse émanant de Dieu, des chercheurs et des médecins ont réussi à inventer des médicaments contre plusieurs maladies. Acheminer les malades à l’hôpital serait donc utile !

                                                       Antonio Lisuma