vendredi 20 mars 2015

La visite éclaire à Bumba du Gouverneur intérimaire
 de la province de l’Equateur

          Le Gouverneur intérimaire de la province de l’Equateur, monsieur Sébastien Impeto est venu à Bumba ce lundi 16 mars 2015 vers 14 heures pour une visite éclaire de deux jours.
Le Gouverneur intérimaire de l'Equateur, Mr Sébastien Impeto au stade de Bumba, le 16 mars 2015

          Sa visite s’inscrit dans le cadre de la tournée de sensibilisation qu’il effectue à travers la grande province de l’Equateur qui sera bientôt dépiécée en cinq futures provinces : Equateur, Tshuapa, Nord Ubangi, Sud Ubangi et la Mongala. Etant le dernier gouverneur de la province mère après la mort de feu Daniel Alphonse Koyagialo, Monsieur Impeto aura la lourde tache de veiller sur l’installation des nouvelles provinces à l’Equateur.

          Même au stade Mobutu de Bumba où il s’est adressé à la population peu après son arrivée, le gouverneur intérimaire a réitéré son message qu’il avait déjà envoyé quelques semaines avant aux animateurs des entités déconcentrées, sur le processus de l’installation  des nouvelles structures politiques et administratives à travers tout le pays en général, et la province de l’Equateur en particulier.
Le Gouverneur pendant son message au stade de Bumba

          Le numéro un de la province de l’Equateur a fait savoir à la population que leur district de la Mongala est désormais la province de la Mongala, la cité de Bumba devient une ville de cinq communes et que les autorités qui devraient diriger ces nouvelles structures seront désignés incessamment, et ils travailleront en attendant les élections locales telles que prévues par le calendrier électoral publié récemment par la CENI.
Le Gouverneur avec à sa gauche l'Administrateur du territoire de Bumba

          Pour faciliter lesdits processus de l’installation des nouvelles structures politiques et administratives, certaines structures administratives devraient cesser de fonctionner et disparaître ; c’est ce qui s’est passé depuis le lundi 23 février dernier où le poste de directeurs de province, de commissaires de district, de chefs des cités et des postes d’encadrement administratif ont cessé de fonctionner et les personnels remis à la disposition de la territoriale. 
 
                                                             Antonio        


mercredi 11 mars 2015

La Cité de Bumba devient désormais  VILLE DE BUMBA
La ville de Bumba au bord du fleuve Congo
          La cité de Bumba ainsi que certaines agglomérations de la province de l’Equateur (comme celles dans toute la RD Congo en général) deviennent des villes ; il s’agit de Basankusu, Boende, Gemena, Lisala, Mobayi – Mbongo et Bumba.  Elles viennent s’ajouter aux trois anciennes villes de l’Equateur : Mbandaka, Gbadolite et Zongo, pour totaliser 9 villes.
L'immeuble Milona au centre commercial de Bumba

          Les postes de directeurs de province, de commissaires de district, de chefs des cités et des postes d’encadrement administratif (quatre structures administratives) de la province de l’Equateur devraient cesser d’exister à dater de lundi 23 février 2015 pour amorcer les processus de l’installation des nouvelles structures politiques et administratives.
Le bureau administratif du territoire de Bumba
          Dans son message envoyé aux animateurs des entités déconcentrées, le gouverneur intérimaire de la province de l’Equateur, monsieur Sébastien Impeto indique que ces dispositions sont consécutives à la mise en œuvre de la nouvelle organisation administrative et territoriale de la RDC, selon les dispositions de la Constitution de la République démocratique du Congo, dans ses articles 2, 92 et 226, et selon les diverses lois organiques y afférentes.
Le gouverneur intérimaire de province de l'Equateur, monsieur Sébastien Impeto


          En effet, il s’agit d’une mise en application de la circulaire du ministère de l’Intérieur signée le 4 février dernier qui stipule que :
« La suppression de ces quatre structures administratives dans la nouvelle organisation territoriale du pays entraîne celle de leurs animateurs. Ces derniers, sont désormais, mis à la disposition des ministères sectoriels compétents pour leur gestion administrative. 
L'immeuble abritant la banque BIAC à Bumba sur la route Manga

D’ores et déjà, les directeurs de province, les commissaires de districts et commissaires de districts assistants ainsi que quelques chefs de cités et chefs de poste d’encadrement administratif non éligibles à la retraite ont été intégrés au sein de l’inspection générale de la territoriale. La présente circulaire doit leur être notifiée dans les meilleurs délais ».
Le bureau de cité de Bumba avant la réfection

          Ici à l’ex District de la Mongala, qui comprend les territoires de Bongandanga, Bumba et Lisala, la dame Commissaire de district Brigitte Botete cesse ses fonctions et est nommée Inspectrice quelque part dans la province de Bandundu.

Le bureau de cité après réfection faite par Mr Bosa Manzanza
          A l’ex Cité de Bumba, monsieur Pius Alunga, le dernier Chef de Cité en date est mis à la disposition du territoire de Bumba. Il laisse la place à Monsieur Bosa Manzanza, le Secrétaire administratif de la cité de Bumba.  Ce dernier, dénommé Barackobama par les Bumbatraciens à cause de son esprit de créativité et son sens du travail car il a réfectionné le bureau administratif de la cité de Bumba pendant qu’il assumait autrefois l’intérim de Chef de Cité, devrait garder les patrimoines de la Cité jusqu’à l’installation de maire de ville de Bumba qui sera élu au cours des élections des maires de ville prévue pour le 7 mars 2016.  
Monsieur Bosa Manzanza, le Secrétaire de l'ex bureau de cité de Bumba
Dans l’entretemps la nouvelle cité va s’organiser progressivement en structures urbaines composées de cinq communes qui sont : Commune de Budja, Commune d’Ebonda, Commune de Lokole, Commune de Molua et Commune de Monama.    Dossier à suivre.
                                                                               Antonio Lisuma


mardi 3 mars 2015

Révérend Abbé Richard Malabu, premier prêtre ressortissant du Collège Notre Dame de Bumba

Révérend Abbé Richard Malabu,
premier prêtre ressortissant du Collège Notre Dame de Bumba
Abbé Richard Malabu, Premier Prêtre ressortissant du Collège Notre Dame de Bumba
Professeur au petit Séminaire Saint Charles Boromé de Yaligimba, diocèse de Lolo
          La journée de samedi 14 février 2015 était dédiée au Révérend Abbé Richard Malabu prêtre du diocèse de Lolo et premier prêtre ressortissant du Collège Notre Dame du Fondateur le Révérend Père Carlos Rommel.
          Richard Malabu est un ressortissant du Collège Notre Dame de la deuxième promotion, de l’année 2003. Né à Bumba, le 12 mars 1984, Richard a suivi avec succès les études primaires à l’Ecole Primaire Boyonga de la paroisse Saint Vincent avant de s’inscrire en première année au Collège Notre Dame où il évolua jusqu’à l’obtention  en 2003 du diplôme d’Etat de la section scientifique, option Math – Physique.
          Se sentant appelé par Dieu pour le sacerdoce, il intégra l’année suivante la propédeutique de Lolo pour rejoindre deux ans plus tard, c'est-à-dire en 2006 le grand séminaire de Bamanya de Mbandaka où il s’exerça en philosophie pendant trois ans avant de parachever le parcourt du séminariste avec les études théologiques au Grand Séminaire de Bosogbete de Lisala.    
          Richard Malabu a réussi donc son pari presbytéral en recevant des mains de Son Excellence Monseigneur Ferdinand Maemba Liwoke son ordination sacerdotale le 19 octobre 2014 à 11h 34’ à Mindonga, avec deux autres abbés, Hubert Mondongu et Louison Alamba.
         Bien que tard, Monsieur l’Abbé Richard a eu l’honneur de venir dire sa messe des prémices à la paroisse Notre Dame du Curé doyen le Père Carlos Rommel, auprès de son encadreur spirituel et de ses enseignants tant du primaire que du secondaire.
          La fête en son honneur le samedi 14 février a commencé à 5 heures et demie par une messe matinale archicomble dite par lui-même et concélébrée avec le Père Carlos Rommel, curé de la paroisse Notre Dame de Bumba et l’Abbé Richard Mobulu,  Chancelier de l’Evêque Maemba …. Pendant l’homélie, le jeune prêtre a marqué les esprits par la franchise de ses propos, tant son idée venait droit du cœur.
Pendant la messe du 14 février 2015 à a paroisse Notre Dame de Bumba
          A 16 heures plus tard, une réception en son honneur était organisée au sein du Collège où les enseignants du complexe ont eu à passer un moment de gaieté autour du Père Fondateur le Révérend Père Carlos Rommel et de l’Abbé Richard.
Abbé Richard en compagnie de quelques anciens collégiens

          Quatre discours étaient programmés à l’ordre du jour. Le représentant des collégiens lauréats aux examens d’Etat de l’édition 2014 était le premier à prendre la parole sous la modération volubile de monsieur Iluku Gabriel le directeur de discipline du Collège Notre Dame, un autre ressortissant du même établissement scolaire, issu de la deuxième promotion de la section littéraire, en 2004, une année après l’Abbé Richard. Monsieur Aundu, qui est aussi aspirant de la congrégation des scheutistes, a remercié au nom de tous ses collègues lauréats du Collège Notre Dame aux examens d’Etat, tous ceux de loin ou de près ont contribué à leur réussite.
Le speech du Préfet des Etudes, monsieur Espérant Alobe

          Monsieur Alobe Espérant était le deuxième intervenant. Il a brièvement brossé l’historique du Collège Notre Dame tout en étalant les différents niveaux d’études atteints par les divers ressortissants du collège Notre Dame, entre autres les médecins, les licenciés, les ingénieurs, les gradués…, sans compter beaucoup d’autres qui sont actuellement en train d’achever leurs études … Parmi tous ceux lauréats, un seul est jusque-là devenu prêtre, il s’agit de Monsieur Richard Malabu !, ancien collégien de la deuxième promotion sortie en 2003, de la section scientifique, option Mathématiques – Physique.
La fête au Collège Notre Dame

          Le préfet a terminé son discours en épinglant le bilan des réussites scolaires des finalistes aux examens d’Etat depuis l’année scolaire 2002 – 2003 jusqu’aujourd’hui. Le Collège Notre Dame a donc présenté 13 promotions au total pour les deux sections jumelées. En tout et pour tout, 330 candidats se sont présentés aux examens d’Etat avec 329 réussites contre un seul échec, soit 99,6 % de réussites. L’unique échec de la malheureuse candidate Kana Miriel  est dû au non respect de consignes protocolaires concernant le remplissage des grilles électroniques.

          Ensuite, Monsieur l’Abbé Richard Malabu a pris la parole comme troisième  intervenant. Son mot de circonstance, plein de remerciements pour ses anciens encadreurs et enseignants tant du primaire que du secondaire, mais aussi plein de mots d’encouragement pour ses cadets encore aux bancs de l’école, a une fois de plus marqué les esprits. Il a en outre fustigé les pratiques éhontées de certains collégiens qui s’enlisent dans la méconduite, la tricherie, la fraude, etc. 
Le speech de l'Abbé Richard
Celui du Père Carlos
  
          Le Père Carlos a terminé la série des discours en félicitant d’abord les élèves de la 6e de l’école primaire Notre Dame 2, dirigée par la directrice Gbey, dont un élève a brillamment réussi au test de dictée organisée par l’EPSP, lequel test a réussi à sélectionner 4 élèves meilleurs à Bumba, ayant obtenue 90 % des points, et qui évolueront ensuite avec les meilleurs d’autres territoires, jusqu’à aboutir au meilleur des meilleurs sur le plan national.  
Avec le Père Carlos
          Le Père a ensuite lancé une interpellation aux collégiens de s’exprimer toujours en Français, et bien sûr, en Anglais aussi, au sein du Collège Notre Dame pour rehausser leur niveau de l’expression orale française. L’homme de Dieu a terminé son speech en condamnant, à l’instar de son prédécesseur, les pratiques avilissantes de la tricherie, de la fraude et de la corruption, des maux qui gangrènent et régressent la société congolaise.
Un verre de rafraîchissement est partagé
                                                                 Antonio Lisuma













dimanche 22 février 2015

PROMESSE DES ABUGAZA DE LA 33e PROMOTION DES BILENGE YA MWINDA DE LA PAROISSE NOTRE DAME DE BUMBA
Les Nouveaux Abugaza de la 33e promotion le 15 février 2015 à la sortie de la messe. De gauche à droite: Abu Prosper Mokwele, Abu Martine Wayambole, Abu Medi Mahinga et Abu Soeur Pauline Olinga 

          La Paroisse Notre Dame de Bumba a encore vibré le dimanche 15 février 2015 au rythme de la fête des Bilenge ya Mwinda (les jeunes de Lumière), sous la houlette de son Curé le Père Carlos Rommel.
          En effet, 4 jeunes de Lumière qui venaient de terminer leur formation initiatique de près de 5 ans au sein du groupe cher à Mgr Matondo Ignace ont prêté serment devant le « Bagaza » ou l’Initiateur Principal des Bilenge de la paroisse Notre Dame, le Révérend Père Curé Carlos Rommel. Il s’agissait des jeunes suivants : Sœur Olinga Pauline, Wayambole Martine, Mahinga Medi (Merveille de Dieu), et Mokwele Prosper. On remarque que tous ces jeunes ont au moins un diplôme d’Etat, et la Sœur est même graduée en science de l’éducation.
Les Futurs Abugaza évoquent l'Esprit Saint de Dieu: "Bota biso bota biso ...."
          Les cérémonies de la promesse de nouveaux Abugaza de la trente-troisième promotion des Abugaza eurent lieu après l’homélie et le kyrie. Elles se déroulèrent de la manière suivante : les 4 nouveaux Abugaza évoquent l’intervention divine les mains en l’air et tournées vers le haut, vers Dieu, pour que l’Esprit de Dieu descende en eux afin de naître de nouveau en Christ : « Bota biso, bota biso na Elimo wa yo », « Engendre-nous en ton Esprit Saint » ont-ils chanté…
 
Les Abugaza reçoivent la médaille de Shaloom et la croix du Christ
          Les nouveaux Abugaza enlèvent ensuite les rubans oranges qu’ils portent jusqu’alors, geste qui indique qu’ils viennent d’achever l’étape des « Yaya », c'est-à-dire, l’étape des aînés dans l’initiation des jeunes de Lumière, et ils viennent ensuite déposer ces rubans entre les mains de leurs Initiateurs, les anciens Abugaza qui se présentent devant l’autel. Ceux-ci les remettent à leur tour aux autres yaya cadets dans la formation, qui deviennent d’office les successeurs de nos futurs Abugaza.
Présentation de la bougie après le chant de l'inspiration propre
          Puis, les nouveaux Abugaza s’approchent un à un devant le Père Curé et reçoivent de lui une médaille de « Shaloom » (la paix en hébreux) et une croix pour qu’ils se comportent durant toute leur vie en artisan de paix et en fervent disciple du Christ.
          Vint ensuite l’étape de la cérémonie de la promesse proprement dite où les nouveaux Abugaza prêtèrent serment en termes suivants : « Kristu Mokonzi, mokolo nakulaki kotisa nayebaki yo malamu te, sik’oyo nayebi yo, nalingi kozala apôtre wa yo, tinda nga bipai binso olingi nazali prêt ». Ces mots en lingala la langue locale se traduisent en ces termes : « Christ Seigneur, le jour de ma confirmation je ne te connaissais pas bien, maintenant je te connais, je veux être ton apôtre, envoie-moi partout où tu veux, je suis prêt ».
Prestation de serment des Abugaza
          Après la promesse ils citèrent un passage biblique de leur inspiration avant d’entonner un cantique que la chorale et la masse répercutèrent avec enthousiasme. Ils apposèrent enfin leur signature dans le livre d’or des Abugaza de la paroisse Notre Dame, dans sa trente-troisième  promotion, depuis l’implantation du groupe à ladite paroisse en 1975.
Signature au livre d'or des Abugaza, ici la 33e promotion
          Après la promesse et la messe, un cocktail fut partagé autour du Curé de la paroisse et l’ambiance festive se poursuivit sous une animation aux chants initiatiques…

                                                                Antonio











jeudi 19 février 2015

Des exécutions sommaires ou extrajudiciaires,
de plus en plus fréquentes à Bumba


          La cité de Bumba connait de plus en plus des scènes de tueries populaires et des exécutions sommaires ou extrajudiciaires des certains voleurs.
          Ces genres d’assassinat deviennent de plus en plus fréquents dans la cité de Bumba au point qu’il ne se passe pas une semaine sans qu’on soit informé de l’exécution  ou de la tentative d’exécution d’un voleur, ou d’un homme attrapé en flagrant de lit d’adultère, ou d’un quelconque malfaiteur.
Le cadavre de Bighens calciné

          Il y a quelques mois un voleur était nuitamment lynché et tué vers la paroisse Saint Murumba, au quartier dit des « Moscoulins » ! Un autre voleur a subi le même sort au quartier Lokole ; un autre encore au quartier Mobutu, non loin du marché, et ainsi de suite.
Un autre voleur tué vers le quartier des Moscoulins
et le corps jeté au terrain de la paroisse Saint Murumba
          La dernière exécution en date est celle qui eût lieu vers l’avenue Banalia, sur le terrain  de l’aviation, non loin de la mosquée de l’avenue Masobe, le dimanche 15 février 2015 vers 4 heures du matin.
          Le malheureux Bighens, puisque c’est de lui qu’il s’agit, fut capturé par la population des environs qui accourait sur le lieu à la suite des cris de détresse d’une dame qui voulait qu’on arrête pour lui « le voleur » qui l’a dévalisé sur l’avenue du MPR. Aussitôt capturé, aussitôt exécuté aux coups de pierres et de gourdins puis entraîné vers la plaine d’aviation de la RVA dans le but d’y être achevé sous le feu, de façon à ce qu’il soit rapidement rendu méconnaissable par sa famille, et du coup éviter des représailles éventuelles de la part de ses membres de famille ou de l’enquête des policiers.  
          Selon les informations diffusées à l’émission « Politique Konzo » de l’animateur – journaliste Olivier Yenga Kokoze le mardi 17 février 2015 à la radio Mongala, le jeune homme Bighens âgé de 19 ans accompagné de sa concubine, une dame de 65 ans rentraient tous les deux vers les petites heures d’une soirée des amoureux de Saint Valentin à laquelle le couple avait bien profité de l’ambiance. Arrivés près de l’avenue du MPR, non loin du domicile de la femme (puisque le jeune homme y était « Mario », c'est-à-dire qu’il vivait logé chez la femme) les deux amoureux se mirent à se chamailler sur des problèmes conjugaux les concernant, au point que la vieille dame se retrouva au sol et blessée à la main. C’est alors que cette dernière se mit à crier « au secours, arrêtez-moi ce voleur ».
          A Bumba, il y a ce dernier temps une solidarité incroyable à laquelle personne presque ne prive l’autre : celle d’attraper un voleur dans le quartier, à la suite des cris d’une personne victime de vol, avec l’idée de se faire justice avant que l’affaire n’arrive à la police.
          Le jeune homme Bighens, qui a commis l’imprudence de tenter de s’enfuir, fut immédiatement appréhendé et exécuté malgré ses vives protestations désespérées, disant qu’il n’était pas voleur. Son corps fut peu après conduit vers l’avenue Banalia sur le terrain de l’aviation de la Régie de Voie aérienne où il fut brûlé.
          Chose étonnante, aucune arrestation n’a eu lieu depuis l’assassinant du dimanche jusqu’à ce jour, et les enfants du quartier où l’exécution eût lieu continuent à vaquer librement à leurs occupations, sans se faire appréhender par la police, ne fût-ce que pour la raison d’enquête… 
          Ces exécutions sommaires deviennent monnaie courante du fait que la police de Bumba ne garde pas dans les prisons pour une longue durée des prisonniers condamnés par le tribunal de paix de Bumba, et ceux-ci recouvrent aussitôt la liberté, et on les voit, en un laps de temps après leur arrestation, circuler de nouveau librement à travers la cité et reprendre les mêmes sales besognes pour lesquelles ils étaient arrêtés. La plupart d’activités criminelles de ces malfaiteurs est le vol souvent à main armée.
          Pourquoi la police de Bumba ne parvient-elle pas à séquestrer pour une longue durée selon les cas les prisonniers arrêtés et condamnés jusqu’à l’achèvement de leurs sanctions ? C’est la question que tout le monde se pose ici, et les réponses sont multiples.
La prison centrale de Bumba

          La principale raison est le manque d’une bonne prison digne de son nom à Bumba, ayant plusieurs chambres ou salles dont le bâtiment est bien clôturé et bien sécurisé. Puisque la prison centrale de Bumba, construite vers années 1930 à l’époque coloniale, se retrouve actuellement dans une situation de délabrement avancée.
Cette prison était construite vers 1930 à l'époque coloniale 

           D’autres raisons sont soit d’ordre financier, comment nourrir tous ces prisonniers si on les gardait pendant des années, soit d’ordre judiciaire, concernant le jugement rendu non pas d’une manière juste et équitable, de la part des responsables de la police ou des juges, ou que ceux-ci se laissent facilement corrompre…
                                                           Antonio Lisuma


   

mercredi 11 février 2015

Grogne des cyclistes « Tolekistes » de Bumba

Les cyclistes Tolekistes après l'entretien avec le Chef de Cité au stade de Bumba
          Les Tolekistes de la cité de Bumba ont manifesté ce lundi 02 février 2015 leur mécontentement au sujet des tracasseries dont ils sont victimes de la part des services de l’Etat ainsi que ceux de leurs encadreurs qui leurs imposent de lourdes taxes, ne leur permettant pas d’évoluer dans leurs activités de transport des personnes à travers la cité de Bumba.
Les Tolekistes au stade Mobutu de Bumba
          En effet, depuis le 6 octobre 2012, la date de la création de l’« Association des Tolekistes de Bumba (ATB en sigle) dont le siège est provisoirement situé au chantier du marché en contruction, laquelle création eut lieu après l’autre révolte des Tolekistes en juin 2011,   la taxe annuelle des cyclistes était fixée à 3000 FC et se collectait facilement par les représentants de l’ATB selon la convention obtenue de l’Administrateur du territoire Monsieur Jean Angali Kabola.

          Les Représentants des Tolekistes devraient ensuite aller verser les taxes collectées moyennant quittances délivrées par les autorités en place auprès des services appropriés d’abord du territoire en 2012 et ensuite du Bureau de la cité depuis début 2013.
La plaque de l'immatriculation des Tolekiste (en dessous de phare)

          En plus des taxes prélevées pour les trésors publics, les Tolekistes payaient aussi les 1000 FC de la plaque d’immatriculation les identifiant chacun au sein de l’ATB, l’unique association des cyclistes de l’époque, ainsi que les 500 FC de carte obligatoire de membre ou de cycliste. Ce qui fait un montant total de 4500 FC, soit l’équivalent de 4.8 dollars. Sans compter d’autres amendes infligées aux tolekistes qui s’absentent aux réunions de l’association.  Cela se déroulait jusque-là un peu à l’amiable, comme en famille, entre les tolekistes et leurs dirigeants au sein de l’ATB.



          Mais, à partir de 2014, à l’avènement du nouveau Chef de Cité de Bumba, Monsieur Pius Alunga Ezwa Masokpo, les choses commencent à se compliquer pour les Tolekistes.

          D’abord il n’y avait plus une seule association des Tolekistes, l’ATB, car trois autres se sont ajoutées : ACTMB (Association des cyclistes transporteurs modérés de Bumba) dont le siège se situe en face de l’école primaire Hélène de Chappotin,  CMTB située près du pont Molua et ACTB/EBO dont le siège est à Ebonda à 12 km.
Les Tolekistes pendant leur mécontentement

          Le nouveau locataire de la Cité de Bumba n’accepte plus que les quittances de l’Etat puissent transiter entre les mains des personnes (toutes ces associations des Tolekistes) qui ne sont pas des agents de l’Etat au risque de voir, selon lui, des quittances parallèles incontrôlées circuler avec l’intention de voler les trésors de l’Etat. C’est ainsi qu’il décida d’engager ses propres percepteurs qui assureront désormais la collecte des taxes des Tolekistes au même montant de 3000 FC.
Monsieur Willy Ngoma Ilimaka, secrétaire de l'Association des Tolekistes de Bumba (ATB)

          Le nouveau Chef de Cité de Bumba exigea aussi des Tolekistes l’exécution obligatoire sous peine d’une amende de 200 FC en cas de refus des travaux d’entretien de la cité prévus tout le samedi matin.

          L’exécution, d’un côté, par les agents de la cité des ordres du Chef de Cité sur terrain aux différentes artères et avenues, ainsi que de l’autre côté des Représentants des Tolekistes pour les autres taxes et amendes citées ci-haut,  ont poussé les Tolekistes à effectuer une marche de protestation qui a abouti à la convocation d’une rencontre avec le numéro un de la cité au stade le lundi 02 février 2015.

Face à face Pius Alunga et les Tolekistes de Bumba
          Réunis en masse au stade pour exprimer leur mécontentement à Monsieur Pius Alunga Ezwa Masokpo, le Chef de Cité de Bumba, après une journée de marche organisée trois jours plus tôt, les Tolekistes ont bruyamment manifesté leur dégout au numéro un de la cité de Bumba, de voir sur les voies publiques les agents collecteurs de l’Etat s’interposer pour ladite taxe de 3000 FC des cyclistes, alors que leurs propres représentants effectuaient dans l’amiable la même collecte.


          Monsieur Pius Alunga, le Chef de cité de Bumba réussi tant soit peu à atténuer la colère des tolekistes en suspendant momentanément la taxe pour le mois de février 2015 en cours, mais avec la ferme décision de la reprendre au mois de mars prochain. Quant à ce qui concerne les travaux d’entretien de la cité, le Chef de cité les a exhortés à venir massivement travailler chaque samedi matin pour assurer la propreté de la cité de Bumba.
Le Chef de Cité Pius Alunga Ezwa Masokpo

Une vue du Chef de Cité pendant son entretien avec les Tolekistes

          Reste à savoir si Monsieur Pius tiendra sa parole pour ce mois de février, et si les tolekistes répondront massivement à l’appel du chef pour le « salongo » !

             La taxe prélevée sera-t-elle réellement canalisée aux trésors publics ?

                                                                 Antonio Lisuma