jeudi 12 mars 2026

Bumba : Le prix du carburant connaît une flambée vertigineuse

Bumba : Le prix du carburant connaît une flambée vertigineuse

Photo d'une station à essence dans la cité de Bumba

Depuis la fin de la semaine dernière, le prix du carburant connaît une flambée vertigineuse dans la cité de Bumba où les détenteurs d’engins en général, les motards et conducteurs des mototaxis en particulier sont contraints de s’approvisionner en essence à un tarif exorbitant par rapport à celui auquel ils sont habitués.

Habituellement vendu à 3.800 francs congolais dans le centre-ville et à 4.000 francs congolais dans les bidonvilles, un litre d’essence a vu son prix hausser à l’improviste pendant que les consommateurs de ce produit pétrolier s’attendaient à une baisse comme dans les années antérieures où ledit produit s’achetait à bon marché.

En effet, le prix d'un litre d'essence s'est soudainement passé de 4.000 à 4.800 francs congolais. Cette situation suscite d’ores et déjà une inquiétude dans le chef des motards et taximen qui craignent qu’elle persiste, étant donné que le mobile réel de cette hausse soudaine n’est pas encore révélé au public. Ce qui pourrait entraîner également la hausse du coût du transport inter-ville et des courses interurbaines.  

Si cette flambée vertigineuse du prix du carburant est due à l’épuisement des stocks dans les dépôts des revendeurs des produits pétroliers de la place, la situation pourrait toutefois revenir à la normale dès l’arrivée des premiers stocks de ravitaillement.

Bienvenu Balomao    

mercredi 11 mars 2026

Bumba: La quintessence de la Journée internationale des femmes incomprise par nombre de femmes

Bumba: La quintessence de la Journée internationale des femmes incomprise par nombre de femmes

Les femmes de la cité de Bumba réunies à la salle polyvalente de la paroisse Notre Dame de Bumba à l'occasion de la célébration de la journée du 8 mars 2022

Célébrée chaque huitième jour du mois de mars par les femmes du monde entier depuis 1977, la Journée Internationale des femmes de l’année 2026 n’est pas passée sous silence dans le territoire de Bumba. Ramenée samedi 7 mars puisque la journée du 8 ayant coïncidé avec un dimanche, elle s’est revêtue d’une visibilité enthousiaste lui conférée par les femmes de ce coin de la République Démocratique du Congo. N’étant pas restées indifférentes, les femmes de ce territoire rd-congolais, notamment celles de la cité de Bumba ont agrémenté cette journée par le port de pagne.

Groupées en mutualités et associations, elles ont clôturé l’ambiance de cette journée dite des femmes dans les buvettes, bistrots, bars et débits de boisson que compte cette ville de la province de la Mongala. Ces retrouvailles leur ont servi d’un moment propice d’échange, de partage, de communion, mais également de celui d’exprimer leur compassion envers les femmes des provinces du Nord et du Sud-Kivu, victimes de violence sexuelle suite aux hostilités ravageant ces provinces depuis au moins trois décennies.

De surcroît, cette ambiance s’est poursuivie jusqu’à la soirée du dimanche voire du lundi où des pas de danse ont été également exhibés sur les pistes aménagées dans les buvettes et bars de la place dont les espaces ont été bel et bien inondés des femmes venues de tous les coins et côtés de la cité de Bumba.

Cependant, un constat amer s’est dégagé de l’attitude de nombre femmes pour qui la quintessence de ladite journée demeure encore incompréhensible. Ne sachant vraiment pas ce dont il s’agit, elles se sont illustrées par une attitude abracadabrantesque, en dépit de l’interpellation leur faite par leurs paires ayant bien compris le vrai sens de cette journée leur dédiée, qui les ont invitées à s’investir pleinement dans le combat visant la promotion de la parité et le respect des femmes, en défendant les droits de ces dernières. 

Pour ces femmes, la Journée Internationale des femme ne demeure qu’une simple fête comme toutes les autres, où elles ne songent qu’au manger et au boire en lieu et place de mûrir leurs réflexions sur la lutte qu’elles doivent mener au quotidien dans le but d’aider les femmes bumbalaises en particulier et rd-congolaises en général, à retrouver leurs places dans les sociétés où les droits féminins restent encore méconnus. Certaines d'entre elles ont même regagné leurs domiciles respectifs en état d'ivresse.

Afin de pallier cette situation désolante, l'intervention des associations féminines et les maisons de presse locales s'avère impérative. Elles pourraient toutefois relever ce défi en lançant une campagne de sensibilisation pour ramener sur le droit chemin ces femmes à qui échappe la quintessence de la Journée internationale des femmes.

Bienvenu Balomao

mardi 10 mars 2026

Quid de l’arrivée à Bumba du Ministre Muhindo Nzangi ?

Quid de l’arrivée à Bumba du Ministre Muhindo Nzangi ?

Le Ministre Muhindo Nzangi s'exprimant devant un échantillon représentatif du territoire de Bumba au site du PNR

Comme annoncé, Muhindo Nzangi, Ministre d’Etat rd-congolais en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, a foulé lundi 9 mars 2026 dans l’après-midi le sol de la cité de Bumba via la cité de Bumba où il s’est entretenu avec un échantillon représentatif de la population du territoire de Bumba à travers un meeting ayant lieu au site du Programme National du Riz, PNR en sigle.

En compagnie de l’Administrateur dudit territoire, Gabriel Iluku Aundu, du Gouverneur Jeans Collins Makaka de la Mongala et d’Abdoul Lianza, son Conseiller et natif de Bumba, le Ministre a, après  cette communion, effectué une descente à Wasalaka, village situé à l’Est de la cité de Bumba, où il a inspecté un espace de terre arable revenant au Programme National du Riz dans le but d’y relancer les activités agricoles principalement axées sur la culture du riz.

Lors de son adresse à la population de ce coin de la Mongala, il a exprimé son dévouement à accompagner ce projet jusqu’à son terme tout en l’appelant à se lancer dans la culture du riz avec le souci majeur de faire du territoire de Bumba un véritable grenier rizicole et en lui annonçant la distribution des semences pouvant lui permettre d’amorcer ces activités agricoles.

Après cette escale, il poursuivit sa visite de campagne agricole jusqu’à Mindonga, village situé également à l’Est de la cité de Bumba et éloignée de cette dernière d’une distance d’au moins soixante kilomètres, où il passa la nuit avec toute l’équipe de sa délégation.

Signalons que cette campagne visant la promotion de l’agriculture dans le territoire de Bumba est accueillie à cœur ouvert par la population de ce territoire rd-congolais qui attend du Ministre Muhindo Nzangi la concrétisation des propos qu’il lui a tenus pour que ces derniers ne demeurent pas lettre morte.

Cependant, cette population déplore le délabrement des routes de desserte agricole voire de la Route nationale n°6 qui constitue un véritable obstacle pour l’évacuation des produits agricoles vers les centres de consommation. Pour ce faire, elle invite, d’un côté, l’exécutif provincial et de l’autre, l’exécutif central, à s’imprégner de cette situation catastrophique afin de lui faciliter la tâche en  rendant praticables ces routes.

Bienvenu Balomao

    

lundi 9 mars 2026

D’où vient cette journée du 8 mars ?

 

D’où vient cette journée du 8 mars ?


 

La fête du 8 mars, officiellement appelée Journée internationale des droits des femmes, n’est pas une simple fête mais une journée issue de luttes ouvrières et féministes du début du XXe siècle.

Son origine repose sur trois piliers historiques majeures, à savoir :  L’initiative de Clara Zetkin (1910), le rôle de la Révolution russe (1917), et la reconnaissance internationale (1977). 

1.   L’initiative de Clara Zetkin (1910)

Lors de la deuxième conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague (la capitale de Danemark) en 1910, la militante allemande Clara Zetkin propose de créer une journée internationale des femmes pour militer pour le droit de vote, l’égalité salariale et de meilleures conditions de travail.

2.   Le rôle de la Révolution russe (1917)

C’est en Russie que la date du 8 mars s’ancre véritablement. Le 23 février 1917 (correspondant au 8 mars dans notre calendrier grégorien), des ouvrières manifestent à Petrograd pour réclamer « le pain et la paix ». Ce mouvement déclenche la Révolution russe et Lénine officialise ensuite cette date en URSS.

3.   La reconnaissance internationale.

1977 : L’organisation des Nations Unies (ONU) officialise le 8 mars comme journée internationale.

1992 : En France, le gouvernement de François Mitterrand, sous l’impulsion d’Yvette Roudy, reconnaît officiellement cette journée.

Le Mythe de 1857

Pendant longtemps, on a cru que le 8 mars commémorait une grève d’ouvrières textiles à New York en 1857. Les historiens ont démontré qu’il s’agissait d’une légende créée dans les années 1950 pour détacher l’origine de la fête de ses racines communistes et soviétiques.

En résumé, l’historique de la date se présente comme suit :

-      En 1910, la conférence de Copenhague et création du concept par Clara Zetkin

-      Le 8 mars 1917, Manifestation de Petrograd et fixation de la date suite aux grèves russes.

-      En 1977, officialisation par l’ONU, et reconnaissance mondiale de la journée.

Propos recueillis par Antonio Lisuma

dimanche 8 mars 2026

La fête du 8 mars 2026 à Bumba

 

La fête du 8 mars 2026 à Bumba

Les femmes se saoulent le 8 mars dans un bar 

 

La Journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars de chaque année, s’est déroulée ce samedi 7 mars 2026 dans la paix à la cité verte de Bumba.

Contrairement à des années antérieures avant la guerre d’agression rwandaise, où les femmes bumbatraciennes célébraient avec faste cette journée mondiale des femmes, l’année 2026 s’est montrée plutôt moche, dépourvue de grandes manifestations féminines, hormis une conférence sur les femmes tenue sous la houlette de Maman Kolo, chef de service territorial de « Genre et Famille », et quelque match de football ayant opposé les femmes de la plateforme « Dynamique Jean Pierre Lihau », où les étudiantes se sont mesurées contre les enseignantes de Bumba, appartenant toutes dans cette structure soutenant le VPM de la Fonction publique.

Le thème national retenu pour la journée internationale des femmes de cette année est : « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles ». Dans cette optique, chaque personne doit savoir que la garantie des droits des femmes n’est pas une faveur que l’on accorde mais un devoir que la société doit remplir.

Une conférence le 8 mars sur les femmes (photos d'archive)

 

C’est-à-dire que toute la société congolaise devrait aider la femme à conquérir ses droits les plus légitimes : le droit de vote, l’accès à tous les travaux, meilleures conditions de travail, l’égalité salariale, etc.

Par ailleurs, le désavantage observé dans la praticabilité du bienfondé de cette journée du 8 mars est le défaut de compréhension unanime sur le plan narratif au chef des toutes les femmes de notre territoire de Bumba.

En effet, ladite fête n’est pas assez comprise de la même manière sur les vrais objectifs poursuivis par les femmes en commémorant cette journée du 8 mars !

Nombreuses sont ces femmes qui ne savent ni l’origine de cette fête, ni les droits revendiqués par les femmes (Voir notre prochain article). Si une infime minorité des femmes, surtout la classe des femmes instruites, connaissent bien les droits revendiqués par les femmes en vue de dénoncer la marginalisation dont elles furent victimes depuis longtemps de la part des hommes, la masse des femmes du sens commun ne pensent qu’à une chose pour la journée du 8 mars, à savoir : s’habiller correctement en habits neufs du type traditionnel en pagne, et surtout boire de l’alcool à l’excès au cours de la commémoration de cette fête.

Les femmes aiment recevoir des pagnes

 
...de s'habiller en tenue des pagnes et prendre des photos le 8 mars

Cette lacune du narratif de la quintessence de cette journée du 8 mars par beaucoup de femmes ainsi que la non compréhension couplée avec la non prise en charge par les femmes elles-mêmes afin de poursuivre leur lutte les plus légitimes, il ne résulterait que du statu quo dans leur marginalisation.

Cependant, le meilleur remède leur lutte reste tout simplement la prise en conscience des parents de l’intérêt qu’il y a à scolariser toutes les filles au même pied d’égalité que les garçons serait la première étape nécessaire à franchir vers la concrétisation de l’émancipation de la femme…

                                                               Antonio Lisuma