Mgr Emmanuel Kasanda, évêque de Mbuji-Mayi s’oppose librement à la décision de la CENCO

Mgr Emmanuel Bernard Kasanda, évêque de Mbuji-Mayi s'oppose à la décision de ses collègues évêques de la CENCO et se dit favorable au changement de la Constitution
L'évêque de diocèse de Mbuji-Mayi Mgr Emmanuel Bernard Kasanda s’est opposé à la décision finale de l’assemblée plénière de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO en sigle) ce dimanche 21 juin 2026 et soutient le changement de la constitution tel que le souhaitent les autorités de la République Démocratique du Congo.
Monseigneur Emmanuel Kasanda a refusé de signer la déclaration finale de l'assemblée plénière de la CENCO laquelle s’oppose à toute initiative visant la modification des textes fondamentaux du pays.
En effet, dans un communiqué publié à Kinshasa le 20 juin à l’issue d’une assemblée plénière extraordinaire, les évêques catholiques qualifient l’éventualité d’un référendum constitutionnel de « prélude à la balkanisation » de la République démocratique du Congo.
La CENCO estime que le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution se déroule dans un contexte marqué par des tensions, la peur, des pressions et des restrictions des voix discordantes. Elle considère cette situation comme susceptible de fragiliser les fondements du pacte républicain.
Dans son communiqué, l’institution religieuse appelle le Président de la République au respect de son serment constitutionnel et l’exhorte à privilégier le dialogue ainsi que le strict respect de la légalité afin de préserver la stabilité du pays.
Cette décision des évêque a suscité beaucoup de réactions de la part de différentes couches sociales de la république. Si déjà au sein de la CENCO, il y a de l’opposition à cette décision, il en va de même pour des laïcs au sein de différentes paroisses à travers le pays, notamment dans la province de Kasaï-Central, où des jeunes se sont mobilisés devant des paroisses catholiques pour exprimer leur désaccord avec la position de la CENCO, sans compter des milieux politiques comme la jeunesse se réclamant de l’UDPS, partie présidentielle à travers le pays.
L’église devrait privilégier l’unité nationale ainsi que les intérêts généraux du pays lesquels sont actuellement menacés par l’agression rwandaise, au lieu de focaliser leur lutte uniquement contre un probable troisième mandat de Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Antonio Lisuma




