La fête du 8 mars 2026 à Bumba
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| Les femmes se saoulent le 8 mars dans un bar |
La Journée internationale des droits des
femmes, célébrée le 8 mars de chaque année, s’est déroulée ce samedi 7 mars
2026 dans la paix à la cité verte de Bumba.
Contrairement à des
années antérieures avant la guerre d’agression rwandaise, où les femmes bumbatraciennes
célébraient avec faste cette journée mondiale des femmes, l’année 2026 s’est
montrée plutôt moche, dépourvue de grandes manifestations féminines, hormis une
conférence sur les femmes tenue sous la houlette de Maman Kolo, chef de service
territorial de « Genre et Famille », et quelque match de football ayant
opposé les femmes de la plateforme « Dynamique Jean Pierre Lihau »,
où les étudiantes se sont mesurées contre les enseignantes de Bumba,
appartenant toutes dans cette structure soutenant le VPM de la Fonction
publique.
Le thème national
retenu pour la journée internationale des femmes de cette année est : « Droits
garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles ».
Dans cette optique, chaque personne doit savoir que la garantie des droits des
femmes n’est pas une faveur que l’on accorde mais un devoir que la société doit
remplir.
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| Une conférence le 8 mars sur les femmes (photos d'archive) |
C’est-à-dire que toute
la société congolaise devrait aider la femme à conquérir ses droits les plus
légitimes : le droit de vote, l’accès à tous les travaux, meilleures
conditions de travail, l’égalité salariale, etc.
Par ailleurs, le désavantage
observé dans la praticabilité du bienfondé de cette journée du 8 mars est le
défaut de compréhension unanime sur le plan narratif au chef des toutes les
femmes de notre territoire de Bumba.
En effet, ladite fête n’est
pas assez comprise de la même manière sur les vrais objectifs poursuivis par
les femmes en commémorant cette journée du 8 mars !
Nombreuses sont ces femmes
qui ne savent ni l’origine de cette fête, ni les droits revendiqués par les
femmes (Voir notre prochain article). Si une infime minorité des femmes,
surtout la classe des femmes instruites, connaissent bien les droits revendiqués
par les femmes en vue de dénoncer la marginalisation dont elles furent victimes
depuis longtemps de la part des hommes, la masse des femmes du sens commun ne
pensent qu’à une chose pour la journée du 8 mars, à savoir : s’habiller correctement
en habits neufs du type traditionnel en pagne, et surtout boire de l’alcool à l’excès
au cours de la commémoration de cette fête.
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| Les femmes aiment recevoir des pagnes |
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| ...de s'habiller en tenue des pagnes et prendre des photos le 8 mars |
Cette lacune du
narratif de la quintessence de cette journée du 8 mars par beaucoup de femmes ainsi
que la non compréhension couplée avec la non prise en charge par les femmes
elles-mêmes afin de poursuivre leur lutte les plus légitimes, il ne résulterait
que du statu quo dans leur marginalisation.
Cependant, le meilleur
remède leur lutte reste tout simplement la prise en conscience des parents de l’intérêt
qu’il y a à scolariser toutes les filles au même pied d’égalité que les garçons
serait la première étape nécessaire à franchir vers la concrétisation de l’émancipation
de la femme…
Antonio
Lisuma