mardi 16 juin 2026

La guerre d’agression à l’est de la RDC : La vérité cachée qui blesse !

 

La guerre d’agression à l’est de la RDC : La vérité cachée qui blesse !

Les militaires FARDC en pleine contre offensive au Nord-Kivu 

Depuis le mois de mars 2022, la République Démocratique du Congo est agressée par le Rwanda. Des villes et villages congolais sont illégalement occupés par l’armée rwandaise et leurs supplétifs congolais des  mouvements rebelles des M23 et AFC. 

Les militaires rwandais chassés de Minembwe par les FARDC

 

Pourquoi cette agression rwandaise ? à cette question, beaucoup de réponses sont fournies. Mais arrêtons de tourner autour du pot et de chercher des explications compliquées. A Goma, on sait exactement qui fait quoi. La vérité est toute simple, claire et cruelle : le M23 n’est que le bras armé derrière lequel se trouve le Rwanda. Derrière celui-ci, il y a la France, mais aussi l’Union européenne, avec le président Emmanuel Macron la tête d’affiche. La preuve en est que des soldats français étaient récemment vus à la mine de Rubaya au Nord-Kivu, lors de la tentative échouée de la reprise de cette mine stratégique par les FARDC et les vaillants Wazalendo, mais encore quelques français, originaires des îles Mayotte étaient récemment capturés Minembwe lors de la reprise de cette localité par les vaillants militaires de FARDC et les patriotes Wazalendo. Somme toute, c’est l’Union européenne qui finance, qui soutient et qui blanchit l’agression du Rwanda en RD Congo. 


 

Pendant que le Rwanda bombarde les villages congolais, pille les richesses congolaises et massacre les congolais du Nord et Sud Kivu, l’Union européenne (UE) signe des accords de millions d’euros avec le Rwanda pour « sécuriser » les minerais volés au Congo.

Sans l’argent, les armes et la couverture diplomatiques de l’Union Européenne, le Rwanda ne tiendrait pas une seule seconde devant la montée en puissance actuelle de l’armée congolaise. L’UE est la vraie donneuse d’ordres de ce calvaire que les congolais sont en train de vivre à Bunagana, Goma, Bukavu, Masisi, Rutshuru et partout sur le territoire congolais occupé par l’armée de Paul Kagame.

L’UE finance la guerre au Congo à travers Paul Kagame pour piller les minerais de coltan congolais afin d’alimenter les technologies européennes, avec comme conséquence la mort des pauvres congolais sur terrain. Les sangs de pauvres congolais sont entre les mains de l’Union européenne. Vous assumerez ce sang, il vous poursuivra… 


 

Mais nous adressons cette question principale à l’Union Européenne : « Pourquoi ne pas faire comme le Président Donald Trump, cet homme correct, qui a vu juste, et a jugé bon de faire le deal direct avec les congolais, avec son homologue congolais, Son Excellence Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sans passer par des intermédiaires » ? Pourquoi l’UE ne peut pas lâcher Paul Kagame et venir directement négocier les minerais congolais par la voie officielle de la République Démocratique du Congo ? 

FARDC

 

Certes, en faisant les deals directs, gagnants-gagnants avec les congolais, on éviterait la guerre d’agression avec ses corollaires sur terrain qui sont la mort des innocents, le viol des femmes, le déplacement des familles, la faim et la sous-alimentation, le sous-développement sous-régional et régional...

FARDC
 Mais, un jour les congolais se réveilleront, à travers leurs forces militaires les « Forces Armées de la République Démocratiques du Congo » actuellement en montée de puissance ; et la conséquence fâcherait… la vérité éclaterait au grand jour, on saura qui a fait quoi et a tué qui. La justice de Dieu, il y en a !

                                                       Antonio Lisuma

lundi 15 juin 2026

La saison des chenilles, l’un des bons moments de l'année à Bumba

La saison des chenilles, l’un des bons moments de l'année à Bumba

Les Makuke

Situé dans la province de la Mongala, le territoire de Bumba figure parmi les territoires rd-congolais à vocation agricole suite à une forêt immense dont il est couvert. Outre l’agriculture, cette forêt immense est pourvue de tant de merveilles dont jouit la population de ce coin de la République Démocratique du Congo traversé par la Route nationale n°6 et le fleuve Congo qui le relie à d’autres villes du pays, notamment les villes de Kisangani en amont et de Lisala et de Mbandaka en aval.

De ces merveilles que procure la forêt de Bumba à la population, nous citons les termites dont la période intervient chaque mois de mars pendant lequel les habitants de Bumba savourent les repas tels que « Motsede » et « Ebombo » qui s’accompagnent d’aliments à base de manioc communément appelés « Malemba » ou « Poto » (manioc bouilli, râpé et dilué) et chikwangue.

Si le mois de mars se présente pour les Bumbalaises et Bumbalais comme le début de la période des termites, le mois de juin demeure, quant à lui, le début de la période ou saison des chenilles, l’un des bons moments que savoure chaque année la population de cette contrée rd-congolaise enclavée suite à l’impraticabilité des routes de desserte agricole et nationale, qui se poursuit jusqu’au mois de juillet.

Les Kulukaka

A l’instar de « Motsede » et « Ebombo », les différents types de chenilles, d’abord « Makuke », puis « Kulukaka », ensuite « Mboyo », « Nzangala » et autres servent de mets délicieux à cette population qui les consomme avec la chikwangue et le « Poto » qui est surtout considéré comme un aliment par excellence pour accompagner un repas constitué de chacun de ces types de chenilles énumérés.

 Cependant, un phénomène qui pourrait, dans l’avenir, priver la population du territoire de Bumba de ces mets délicieux s’impose. Il s’agit du déboisement qui vide du jour au lendemain la forêt couvrant ce territoire d’arbres qui produisent des chenilles. N’étant pas accompagné d’un reboisement, ce phénomène paraît comme un péril permanent susceptible de précipiter les espèces susmentionnées, si les autorités compétentes ne parviennent pas à s’y rendre compte.

La question étant épinglée dans cet article, nous osons croire qu’elle trouverait un écho favorable auprès des autorités tant locales que provinciales dont l’intervention s’avère indispensable pour sauver ces espèces profitant énormément à cette population.

Bienvenu Balomao   

 

       

La fête de promesse des jeunes de groupe « Kizito et Anuarite » à la paroisse Notre Dame de Bumba

 

La fête de promesse de groupe « Kizito et Anuarite » à la paroisse Notre Dame de Bumba

Le Révérend Père Carlos bénit les jeunes de K.A 

 

Les jeunes de groupe « Kizito et Anuarite » (groupe K.A en sigle) de la paroisse Notre Dame de Bumba ont organisé leur fête annuelle ce dimanche 14 juin 2026 à la paroisse Notre Dame de Bumba ; à cette occasion, une messe d’action de grâce a été dite à 9 heures par le Curé de la paroisse, le Révérend Père Carlos Rommel, avec l’agrémentation en chants de la chorale des jeunes de Lumière (ou Bilenge ya Mwinda), un autre mouvement paroissial des jeunes beaucoup plus vieux que les K.A. 

Le Père Carlos Rommel

 

Durant la sainte eucharistie, et avec l’accompagnement spirituel du Père Curé, des promesses furent également organisées pour les jeunes qui venaient d’achever leur première année de formation initiatique au sein du groupe ; quant aux autres jeunes de différentes autres étapes au sein du groupe, ils ont pu renouveler leur ancienne promesse effectuée à la fin de leur première étape de formation.

Toutes ces cérémonies de promesse eurent lieu peu après le sermon dominical de l’officient principal, le Curé de la paroisse, le Révérend Père Carlos Rommel, centrée sur la mission d’évangélisation amorcée par Jésus lui-même à ses disciples vers la population juive.


 

Sous la modération d’un encadreur des K.A, Abugaza Dieu Merci Kongende, les jeunes des KA se présentèrent les uns après les autres selon les promotions ou leurs étapes de formation dites « voyage », devant l’autel où se tient l’officient principal, pour prononcer leurs premières promesses pour les uns, ou pour les rappeler.

Le premier groupe à se présenter devant l’autel était celui des débutants, les « Tooto », c’est-à-dire des enfants de bas âge de 4 à 5 ans à peu près, qui ont exprimé leur vœu d’intégrer le groupe K.A ; le Père Curé a approuvé leur requête, en leur posant certaines questions liées à leur foi, et les a bénis. Les encadreurs les ont ensuite vêtus les rubans jaunes avant qu’ils cèdent la place aux jeunes de 1e « voyage » qui viennent de terminer toute une année de formation initiatique au sein du groupe.

Les nouveaux venus qui veulent faire l'expérience de "voyage" initiatique au sein de groupe K.A

 

Ces derniers sont appelés des jeunes de « premier voyage » par allusion au premier voyage de supplice effectué jadis par leurs saints patrons : le jeune Kizito à « Rubaga » en Ouganda (un des martyrs ougandais), et la Bienheureuse Sœur Anuarite à « Maïka », une localité proche de la ville d’Isiro en RD Congo. C’est à ces endroits que chacun de deux martyrs commencèrent à subir pour la première fois leur torture physique à cause de leur foi.

C’est autour du feu que ces jeunes de « premier voyage », vêtus de leur ruban rouge sur un fond carré bleu autour du cou, ont effectué leur promesse. Les garçons, c’est-à-dire les Kizito se présentèrent les premiers, ils dirent leur promesse en langue Lingala en ces termes : « Na lisalisi lya Nzambe mpe lya Santu Kizito, nandimi kosalela Nzambe, Eklezya mpe ekolo ya ngaï Congo, nandimi kolinga batu banso, kotosa baboti ba ngai, mpe kotikala « Kizito » ba solo o nzela ya losambo, ya molende, ya botosi, ya bosolo, ya bolingi mpe ya bopeto.

Promesse des Kizito de "1er voyage"

 

Cela se traduit par : « A l’aide de Dieu et de Saint Kizito, j’accepte servir Dieu, l’Eglise et mon pays le Congo, j’accepte volontiers d’aimer tous les humains, à respecter mes parents, et à rester un Kizito sincère, dans le chemin de prière, de courage, du respect, de vérité, d’amour et de chasteté. » 

Pour les filles, c’est-à-dire les Anuarite, la parole de promesse est presque semblable à ceux des garçons : « Na lisalisi lya Nzambe mpe ya Ngondo Anuarite, nandimi kosalela Nzambe, Eklezya mpe ekolo ya ngai Congo, nandimi kolinga batu banso, kotosa baboti ba ngai, mpe totikala Anuarite wa solo o nzila ya losambo, ya molende, ya botosi, ya bosolo, ya bolingi mpe ya bopeto. »  

Promesse des "Anuarite" de 1er "voyage"

 

« A l’aide de Dieu et de la Vierge Anuarite, j’accepte servir Dieu, l’Eglise et mon pays le Congo, je consens à aimer tous les humains, à respecter mes parents, et à demeurer une Anuarite sincère, dans le chemin de prière, de courage, de respect, de vérité, d’amour et de chasteté. »

Renouvellement de promesse des K.A de deuxième "voyage"

 

Vinrent ensuite les uns après les autres, les jeunes des autres étapes ou « voyages », c’est-à-dire le deuxième, puis le troisième « voyage ». Ils renouvelèrent tout simplement leur promesse. Ceux de deuxième « voyage » appelé Mitiana pour les Kizito et Ibambi pour les Anuarite, (ils porteront désormais le ruban jaune), ainsi que ceux de troisième « voyage » (Mengo pour Kizito et Pawa-vube pour Anuarite) (qui porteront désormais le ruban blanc).

Renouvellement de promesse des K.A de 3e "voyage".

 Ce sont les aînés de quatrième voyage (dont les sites du supplice subi par leurs saints patrons sont Namugongo pour Kizito et Isiro pour Anuarite) qui clôturèrent cette cérémonie de renouvellement de promesse. Ces derniers viennent d’achever les quatre années de formation au sein du groupe K.A. Ils vont faire leur sortie du groupe, de la manière des jeunes de l’école traditionnelle qui jadis sortaient de la forêt initiatique, et devenaient des initiés et membres de sociétés des adultes. Ils seront désormais appelés « Yaya », c’est-à-dire « aînés des cadets » ! 

Les "Yaya" de quatrième "voyage": ils viennent de terminer leur formation au sein de groupe K.A

 Ils peuvent quitter le groupe K.A s’ils le veulent et intégrer le Groupe de jeunes assez vieux qu’eux, tels les « Bilenge ya Mwinda » (Jeunes de Lumière) ou « Bilenge ya Légion » (Jeunes Légionnaires).

Leur cérémonie de sortie a pris une dimension particulière, vu l’engagement et la fidélité qu’ils ont exprimés au sein du groupe.  

En quittant une étape de formation vers une autre, on bénéficie d'un autre ruban

 

Répondant à l’appel nominal du Curé de la paroisse, les dix finalistes, dont 8 filles et 2 garçons, se présentent à l’autel sous un cantique chanté en chœur, puis, ils entonnent un chant de leur inspiration avec le vocal exprimé par chacun d’eux, ils enlèvent ensuite leur ruban et, l’un après l’autre, ils viennent se présenter devant le Célébrant principal qui les enfile d’un nouveau ruban rouge avant qu’ils aillent apposer ensuite leur signature dans le livre d’or du groupe K.A pour la 35e promotion du groupe Kizito et Anuarite de la paroisse Notre Dame de Bumba.


 

La signature dans le livre d'or des K.A d'une "yaya" qui vient de terminer sa formation 

 Ils entonnent enfin, en compagnie de tous leurs encadreurs dans une ambiance d’unité et de convivialité, un chant initiatique qui les identifie tous comme membre du groupe Kizito et Anuarite…

Il sied de rappeler que Kizito était un des 22 jeunes martyrs ougandais qui furent brûlés vifs vers 1885 sous le joug colonial à cause de leur foi en Jésus Christ ; de même, la sœur Anuarite Nengapeta Marie Clémentine était une religieuse congolaise assassinée par des rebelles vers 1964 au cours de la rébellion « muleliste » pour avoir pu protéger jusqu’au bout sa chasteté contre son bourreau le Colonel Olombe. 

Danse d'adieu 

 Ces deux martyrs constituent un modèle exemplaire à suivre pour cette jeunesse chrétienne montante en proie à une perversité multidimensionnelle.

Ces jeunes Kizito, pour les garçons et Anuarite, pour les filles, suivent régulièrement une série de formation chrétienne selon des étapes, en suivant l’ordre des promotions ou d’ancienneté au sein du groupe. Ceux de la paroisse Notre Dame, font également la pastorale à la paroisse, ils chantent en chorale à la messe matinale de mardi matin.

                                                        Antonio Lisuma