mardi 7 avril 2026

Décès à Bumba du syndicaliste Liévin Mujinga

Décès à Bumba du syndicaliste Liévin Mujinga

Feu syndicaliste Liévin Mujinga du territoire de Bumba

Connu comme l’une des figures emblématiques du secteur éducationnel dans le territoire de Bumba, Monsieur Liévin Mujinga a rendu l’âme lundi 6 avril 2026 aux environs de deux heures du matin, après avoir été anéanti par une maladie qui n’a eu qu’une courte durée, à en croire les sources concordantes ayant relayé la nouvelle de sa disparition.

Annoncé sur les ondes des maisons de presse et par les médiaux en ligne locaux, son décès n’a pas tardé à plonger dans la consternation ses anciens élèves, amis, connaissances et la communauté éducationnelle de ce territoire rd-congolais situé dans la province de la Mongala, dont les messages de condoléances et de compassion, fusant de partout, ne cessent d’enflammer la toile où sont évoqués les bons souvenirs et les traces indélébiles y laissés par le défunt.

De son vivant, l’illustre disparu a rendu multiples services au territoire de Bumba. Il a contribué à la formation de la jeunesse bumbalaise en tant qu’enseignant professeur aux instituts Mandoki et Likana Maboso. Toujours dans le secteur éducationnel, il s’est illustré comme un vaillant syndicaliste et un véritable défenseur des droits des professionnels de la craie blanche de son territoire, dont la lutte était axée sur l’amélioration des conditions socioprofessionnelles de ces derniers.

Outre le secteur éducationnel, le feu Liévin Mujinga a également laissé son empreinte indélébile dans le domaine de sport où il a assumé une bonne période durant la fonction de Secrétaire du Cercle de Football de Bumba devenu aujourd’hui l’Entente Urbaine de Football de Bumba.

Exprimant également notre compassion aux familles biologique et professionnelle de ce vaillant défenseur de la cause des professionnels de la craie blanche, nous leur présentons nos condoléances les plus attristées. Que son âme repose en paix et que la terre des ancêtres lui soit légère.

Bienvenu Balomao      

lundi 6 avril 2026

Bumba : La SNEL serait-elle victime des dégâts matériels et actes de barbarie ?

Bumba : La SNEL serait-elle victime des dégâts matériels et actes de barbarie ?

Vue d'une artère de la ville de Bumba abritant des poteaux fixés par la SNEL

Abattue la nuit du vendredi 3 au samedi 4 mars 2026 aux environs de dix-neuf heures, heure locale, une pluie torrentielle a, en compagnie d’un vent violent, causé des dégâts matériels importants dans la ville de Bumba où des toitures ont été emportées, des murs et clôtures effondrés, des arbres déracinés et des palissades complètement détruites.

De cette catastrophe naturelle, n’est pas épargnée la Société Nationale d’Electricité de cette ville rd-congolaise se localisant dans la province de la Mongala. A en croire certaines sources locales auxquelles s’est confié le Responsable de la SNEL/Bumba, cette dernière a enregistré, après cette pluie, quelques dommages parmi lesquels l’avarie du transformateur se trouvant dans la concession qui abrite le Bureau de la cité de Bumba et le sectionnement des câbles de moyenne tension.

Hormis les dommages susmentionnés, il a également signalé le vol d’au moins 90 lampadaires, dont les auteurs demeurent encore dans l’ombre, étant donné que leur identité continue d’échapper à l’enquête en cours diligentée par les services de sécurité au niveau local après une plainte contre inconnus déposée auprès des autorités judiciaires.

Toutefois, le Chef de la SNEL de la ville de Bumba sollicite la collaboration et la vigilance de la population bumbalaise qu’elle invite à veiller aux installations mises à sa disposition et à dénoncer les actes de barbarie visant lesdites installations.

Par ailleurs, la Société Nationale d’Electricité appelle cette population à la prudence vis-à-vis des installations endommagées afin d’éviter tout incident qui pourrait tourner au vinaigre.

Bienvenu Balomao

 

La période des termites à Bumba : l’« Ebombo » et le « Motsede » au rendez-vous convivial

La période des termites à Bumba : l’« Ebombo » et le « Motsede » au rendez-vous convivial

Les termites séchés

A vocation agricole puisqu’abritant une forêt dense et immense, la province de la Mongala se compose de trois territoires, notamment les territoires de Bumba, Lisala et Bongandanga. Outre la forêt immense dont elle est couverte, cette province rd-congolaise est également pourvue de cours d’eau poissonneux profitant énormément à ses populations et leur facilitant le déplacement d’un village à un autre, surtout celles vivant dans les villages bâtis le long ou au bord du fleuve Congo qui la traverse.

En effet, cette forêt immense couvrant la province de la Mongala offre à la population de cette dernière moult bienfaits saisonniers dont elle jouit le long de l’année. De ces bienfaits dont il est question dans cette contrée de la République Démocratique du Congo, nous relevons les champignons, les termites, les chenilles, etc. qui sont dégustés période après période par la population qu’on y trouve.

Comme susmentionné, cette population connaît pour l’instant la période dite des termites. Intervenant au cours du mois de mars de chaque année, elle se poursuit jusqu’au mois d’avril voire celui de mai. A Bumba, cette nourriture offerte par la nature constitue un bon repas pour les Bumbalais qui la savourent sous diverses formes. Si les uns préfèrent l’ « Ebombo » ( termites crus pilés, paquetés et bouillis) ; les autres, par contre, font de « Motsede » ( termites séchés et pilés) leur mets saisonnier par excellence.

Très savoureuses, ces différentes formes de mets à base de termite s’accompagnent des aliments tels que le manioc, la banane plantain, la chikwangue ainsi que le manioc bouilli, râpé et dilué communément appelé « Poto » ou « Masele », qui constitue d’ailleurs l’aliment de base des Budja, les autochtones de ce territoire rd-congolais. Toutefois, elles peuvent aussi être consommées avec l’igname.

Ladite période étant encore en cours, les halles du marché bumbalais sont en grande partie inondées par cette marchandise de la saison que les vendeuses et vendeurs trouvent dans les localités environnantes où elles s’approvisionnent à bon marché en vue d’obtenir quelque gain.

Bienvenu Balomao

    

Dimanche de Pâques à la paroisse Notre Dame de Bumba

 

Dimanche de Pâques à la paroisse Notre Dame de Bumba

Le Père Curé prend une photo avec les 12 "Babongoli mitema" à droite; on y voit aussi les anciennes "Babongoli mitema" des années antérieures, avec leur formateur Jean Paulin Lisika à l'extrême droite
 

La paroisse Notre Dame de Bumba a célébré dans la paix la fête de Pâques, commémorant la résurrection de Jésus Christ. Le Révérend Père Carlos Rommel, curé de la paroisse, n’a pu célébrer qu’une seule messe, au lieu de deux comme à l’accoutumée, laquelle a débuté vers 6 heures et demie, pour se terminer deux heures plus tard.

Elle brûle un bout de papier avant la bénédiction 

 

Une seule cérémonie était également organisée durant l’office pascal de ce dimanche 5 avril 2026 célébrant la résurrection du Christ, la plus grande fête de l’église catholique. 


 

Au cours de cette unique messe, et peu avant la lecture de l’Evangile selon Saint Jean, le Père Curé a procédé à la bénédiction de 12 femmes qui se sont repenties, les « Babongoli mitema » comme on les appelle à Bumba, c’est-à-dire des femmes qui ont fait la pénitence, le changement comportemental, c'est-à-dire qu’elles ont effectué une rituelle durant laquelle le prêtre les a toutes bénies, l’une après l’autre, et leur a imposé les mains après qu’elles aient chacune, en signe de rémission de péché, brûlé au brasero allumé placé devant les fidèles, un papier sur lequel elles avaient griffonné les différents péchés qu’elles auraient commis.

Bénédiction de "mobongoli motema" par le Père Curé

 

Ces « Babongoli mitema » avaient préalablement suivi durant les quarante jours de temps de carême, sous l’encadrement moral et spirituel de Monsieur Jean Paulin Lisika, le Secrétaire paroissial, une formation ayant trait à la pénitence et à l’expiation du péché à travers Jésus Christ le Sauveur. 

Imposition des mains par le prêtre

 

Ils s’étaient rendus compte de s’être compromis à un certain moment de vie tumultueuse et répréhensive non convenable pour un chrétien digne de ce nom. Par exemple, soit, on s’est illégalement attrapé une grossesse hors mariage, soit, on était en concubinage avec une personne déjà mariée, ou encore, on a commis une quelconque gaffe répréhensible tel que vol, bagarre, etc.

Les anciennes "Babongoli mitema" accompagnent les nouvelles

 
Les nouvelles "Babongoli mitema" sont accueillies avec joie

Par ailleurs, le curé de la paroisse avait également pensé aux pauvres de sa paroisse ce dimanche de Pâques ; ainsi il a consacré, en plus de l’offrande de l’argent en espèces qui revient ordinairement à la paroisse, à une collecte spéciale des biens matériels destinés aux pauvres de chaque C.E.V de la paroisse, pour que ces derniers aient un peu de sourire à cette journée commémorant la résurrection de Jésus Christ.

La sortie

 

                                                             Antonio Lisuma

dimanche 5 avril 2026

L’ambiance pascale de Samedi Saint à la paroisse Notre Dame

 

L’ambiance pascale de Samedi Saint à la paroisse Notre Dame

 

L’Office de la veille de Pâques, ce Samedi Saint 4 avril 2026, s’est passé dans une ambiance festive à la paroisse Notre Dame de Bumba du Curé le Révérend Père Carlos Rommel, durant lequel 44 jeunes catéchumènes ont reçu les sacrements de baptême et de confirmation. 

L’officient principal et ses 4 "Bakambi" pensent à la mort du Christ avant l'office de Samedi Saint. 

 Débutée vers 18 heures et quart par la cérémonie de « La lumière du Christ » tenue par les Jeunes de Lumière (les Bilenge ya Mwinda), la messe s’est poursuivie jusqu’à 20 heures. 

Le Cierge pascal pour représenter le Christ, la Lumière qui éclaire le monde

 Sous la supervision du Curé de la paroisse et célébrant principal de la messe, les Bilenge ya Mwinda ont relaté le récit de l’histoire de l’humanité corrompue par le péché originel d’Adam et Eve, laquelle humanité s’orientait tout droit vers la mort ; le récit s’est poursuivi par le salut apporté à l’humanité grâce à l’intervention rédemptrice de Jésus Christ, qui a accepté volontiers de souffrir et de mourir sur la croix en vue du rachat de l’humanité. Jésus, par sa mission salvatrice de l’humanité, apparait donc comme Lumière qui éclaire le monde, qui nous interpelle et nous montre le chemin qui nous conduit à Dieu. 

La masse allume la bougie pour symboliser qu'elle va suivre le Christ par les bons actes

 Pour symboliser leur adhésion à la mission salvatrice de Jésus Christ auprès de l’humanité, les chrétiens étaient conviés, à travers cette cérémonie de Lumière, de venir allumer leurs bougies chez le Père Curé qui tenait le Cierge pascal, mais également chez les « Bakambi » (les Animateurs pastoraux) qui aidaient l’officient principal durant ladite cérémonie.

 
Le Père Carlos baptise 44 catéchumènes

La masse des fidèles, après avoir allumé leurs bougies, chantaient en chœur, dans un spectacle émerveillant d’éclairage de flammes des bougies remplissant toute l’église : « Mwindae mwinda mwa Nzambe mwinda, mwinda mwa Kristu e, Mwinda… » ; Ce qui signifie : « la Lumière de Dieu…, c’est la Lumière du Christ… ».

Sacrement de confirmation aux 44 catéchumènes  

 

Les 44 nouveaux chrétiens  

La cérémonie de la Lumière du Christ a ensuite cédé la place à l’autre cérémonie, celle de sacrement de baptême et de confirmation conféré par le Père Curé aux 44 catéchumènes qui ont suivi durant tout le temps de carême une formation catéchétique accélérée et adaptée à leur niveau.

 

Le Père Curé entonne "Alléluia", Jésus Christ est ressuscité ! 

Le Curé de la paroisse était dans l’immense joie de lire ensuite l’Evangile et d’entonner l’« Alléluia » pascal… 

                                                                     Antonio Lisuma