mercredi 28 octobre 2026

29 « Bilenge ya Mwinda » font le "saut" à la paroisse Notre Dame de Bumba

 

29 « Bilenge ya Mwinda » font le "saut"

à la paroisse Notre Dame de Bumba

 

Père Carlos bénit une jeune de Lumière

La paroisse Notre Dame de Bumba était dans l’effervescence de la fête des « Bilenge ya Mwinda » (les jeunes de Lumière) ce dimanche 25 octobre 2026, à l’occasion de la cérémonie dite « Saut » durant laquelle 29 jeunes, dont 15 garçons et 14 filles, ont fait le passage de la première étape de formation appelée Lucidité 1 ou « Elikya » (c’est-à-dire « espérance » en langue Lingala, dans le jargon utilisé à la paroisse Notre Dame), qu’ils venaient de terminer, vers la seconde étape de formation dite Lucidité 2, ou Boboto, « la paix », où ils suivront désormais leur formation cette année initiatique sur l’Evangile selon Saint Jean.

29 jeunes de Lumière qui font le "saut" répondent aux questions du Père Curé 

Au cours de cette cérémonie, les 29 jeunes jurent devant le Curé de la paroisse qu’ils seront réguliers dans la lecture de la parole de Dieu, plus particulièrement l’Evangile de Saint Jean tel que consigné dans la Bible et vont « briller » telle la lumière qui éclaire, par leurs bons actes en disant toujours la vérité, et en agissant avec justice dans leur vie des chrétiens. 

Le Père Curé posent des questions aux jeunes et prient pour eux

          La cérémonie s’est déroulée durant la deuxième messe, dite à partir de 9 heures par le Révérend Père Carlos Rommel, Curé de la paroisse Notre Dame de Bumba qui venait de rentrer à Bumba au bout de ses vacances passées en Belgique, peu après l’homélie de ce dernier, centrée sur la réponse de Jésus faite aux Pharisiens sur le plus grand commandement de la loi. Le Père Curé avait prêché en recommandant aux siens d’agir toujours avec amour, vérité et justice en faveur de la population, c’est alors que notre monde se changera en un monde où il fait bon vivre, où Dieu vivra avec les hommes ; c’est cela aimer Dieu et les hommes.

          Les 29 « Bilenge ya Mwinda » dont 15 garçons et 14 filles, âgés à peu près de 15 à 19 ans, étaient alors conviés les uns après les autres, à travers l’appel nominal effectué par l’« Abugaza » Coordinateur Platini Bombi, à se présenter devant l’autel pour leur cérémonie de saut.

          L’Abugaza Platini a succinctement expliqué l’importance de la formation des jeunes au sein dudit groupe à travers lequel les initiateurs appelés « Abugaza ou Bagaza », les ont initiés à une bonne vie chrétienne sans compromission en leur inculquant divers enseignements tels que l’historique du groupe cher à Mgr Matondo Kwa Nzambi, les vrais et faux voir clair, les 16 mystiques, la « morale 5 B », etc.  

          Les 29 jeunes se sont ensuite mis à répondre à une certaine série des questions du genre catéchétique que le Père Curé leur posait, conformément à leur engagement dans le groupe des Bilenge ya Mwinda et leur foi en Jésus-Christ. Les jeunes ont répondu en jurant de lire régulièrement l’Evangile de Jésus tel qu’écrit, et ne dire que la vérité, et d’agir en toute justice afin de briller par de bons actes à travers la cité, en famille, aux écoles et partout ailleurs.

Avant de recevoir la bénédiction du Prêtre, les jeunes reçoivent de la Bible et de la bougie venant de leurs "Balendisi" de C.E.V
 

          Les jeunes ont ensuite reçu chacun le Nouveau Testament ainsi qu’une bougie émanant de leur C.E.V (cellule ecclésiale vivante) respective à travers son « Molendisi » (le responsable de la C.E.V), avant de recevoir la bénédiction du Père curé de la paroisse qui les a tous bénis pour leur persévérance et leur continuité dans la formation au sein du groupe Bilenge ya Mwinda de la paroisse Notre Dame de Bumba.

Ils viennent ensuite chez le Père Curé pour la bénédiction

           Revêtus des rubans bleus, symbole de paix, par leurs initiateurs « Abugaza », car ils doivent désormais vivre en artisans de paix dans leurs familles respectives, tout comme dans leurs C.E.V, et se comporter honnêtement dans leurs écoles, et munis chacun de la Bible et de la bougie car ils deviennent aussi disciples de Jésus la Lumière qui éclaire le monde, les 29 "Bilenge" ont entonné des chants initiatiques d’abord pour la réception de la Bible la parole de Dieu (« Nayambi buku eke e o loboko e wa Anzelu wa Mokonzi… » « Je reçois le petit livre des mains de l’Ange du Seigneur »), ensuite pour la réception de la bougie, le symbole de la Lumière de Jésus qui éclaire le monde («Bougie ekopela, moyi mokongala, Yezu ye wana libiki... » « La bougie éclaire, le soleil brille, voilà Jésus le Sauveur des tous les croyants… »).

Ils chantent "bougie ekopela ..." 

          Les jeunes évolueront désormais avec leur formation au sein du groupe ‘Bilenge ya Mwinda’ (Jeunes de Lumière) dans la seconde étape dite Lucidité 2 (ou "Boboto"), où ils apprendront l’Evangile de Jésus selon Saint Jean.

          Notons que ce groupe des jeunes de Lumière s’est implanté à la paroisse Notre Dame de Bumba depuis l’année 1975 par la volonté du Père Curé de la paroisse, le Révérend Père Carlos Rommel, une année seulement après la création du mouvement à Kinshasa par Monseigneur Ignace Matondo Kwa Nzambi, alors Curé de la paroisse Saint Alphonse de Matete.

et après la messe...: une photo d'ensemble
 

           Depuis, le groupe a formé de nombreux jeunes à différentes étapes : Lucidité, Option fondamentale, Rayonnement, et Abugaza. Certains parmi les Abugaza ont évolué dans la vocation religieuse et sont devenus des prêtres, des religieux et religieuses, d'autres encore sont devenus des laïcs engagés dans les activités pastorales paroissiales… 

                                                                          Antonio Lisuma  

lundi 26 octobre 2026

Bumba : Le goyavier, une plante quasiment ignorée par la génération actuelle


Bumba : Le goyavier, une plante quasiment ignorée par la génération actuelle

Couvert d’une immense forêt et doté d’un institut supérieur des sciences agronomiques, le territoire de Bumba semble ne pas jouir en bonne et due forme de ses potentialités agricoles, car nombre de cultures qu’on y dégustait autrefois paraissent aujourd’hui quasiment introuvables sur la halle du marché.

Si les générations précédentes retiennent encore la saveur de ces cultures, cependant elles sont quasiment ignorées par la génération actuelle dont une grande partie ne sait même pas si elles existent. Parmi ces cultures, nous citons le jacquier, le corossolier, la canne à sucre et le goyavier qui étaient même plantés dans plusieurs parcelles de la cité de Bumba.

Aujourd’hui, on peut parcourir tout le marché voire tous les endroits abritant les vendeuses des fruits dans la cité susmentionnée sans trouver le goyave. Ce qui pourrait signifier que ce fruit aussi savoureux serait en voie de disparition, puisque n’intéressant presque pas les cultivateurs de cette contrée de la République Démocratique du Congo.

Signalons que, reconnue aussi bien pour sa chair que pour ses feuilles, cette plante offre de nombreux bienfaits pour la santé, notamment la richesse en vitamine C, la régulation de la glycémie, le soutien contre le diabète et l’hypertension, la santé de la peau et des cheveux.

Bienvenu Balomao 

Quand la province de la Mongala s’enfonce dans une crise politico-sociale

Quand la province de la Mongala s’enfonce dans une crise politico-sociale

Secouée par une série d’émeutes, d’abord le mercredi 21 octobre, puis le vendredi 23 octobre 2026, déclenchées à Lisala, chef-lieu de la province, par le courroux des taximen protestant contre la vente à 95.000 francs congolais de la plaque d’immatriculation et dénonçant la surtaxation, la province de la Mongala ne cesse de s’enfoncer dans une crise politico-sociale.

Après les démissions des ministres provinciaux de la Santé et des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction ; de la Conseillère du Gouverneur et de la Maire de la ville Adjoint de Lisala ainsi que la déclaration commune d’un groupe de députés provinciaux exigeant les démissions immédiates du Gouverneur Jean Collins Makaka et du Président de l’Assemblée provinciale, une plénière s’est tenue le lundi 26 octobre 2026.


A en croire les informations nous parvenues, le Gouverneur Jean Collins Makaka et le Ministre provincial de l’Intérieur, Louis Maboyi, ont été, au cours de cette plénière, livrés à la justice à l’issue d’un vote de dix-sept députés sur les dix-neuf ayant répondu présents à l’Assemblée provinciale.

Outre la mise en accusation du Gouverneur et du Ministre de l’Intérieur, on signale également une série de pétitions initiées par le député provincial Bienvenu Malando Samaki contre les cinq membres du bureau de l’Assemblée provinciale.

Bienvenu Balomao

dimanche 25 octobre 2026

Un groupe de députés provinciaux de la Mongala se désolidarise du Gouverneur Jean Collins Makaka et du Président de l’Assemblée provinciale

Un groupe de députés provinciaux de la Mongala se désolidarise du Gouverneur Jean Collins Makaka et du Président de l’Assemblée provinciale

La crise politico-sociale que traverse la province de la Mongala ne cesse d’enregistrer des fissures au sein de l’exécutif provincial. Après les démissions y signalées, notamment celles des Ministres de la Santé, Gabriel Maembo ; des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction, Ruphin Andabo ; de Charlie Gupa Yenga, Conseillère du Gouverneur et de Louis Elinga Malamu, Maire de la ville Adjoint de Lisala, un groupe de députés provinciaux de la Mongala exige de son côté les démissions du Gouverneur Jean Collins Makaka et du Président de l’Assemblée provinciale, l’Honorable député Gabriel Mosala.

Dans une déclaration commune lue le samedi 24 octobre 2026 devant un échantillon représentatif de la population de Lisala, chef-lieu de cette province rd-congolaise, ces élus provinciaux accusent l’exécutif provincial d’incapacité de maintenir l’ordre public, d’organiser un dialogue franc avec la population en colère afin d’éviter les émeutes du 21 et du 23 octobre ayant coûté la vie à un jeune homme et deux policiers.

Outre l’incapacité de maintenir l’ordre public, ils évoquent également l’incompétence notoire du Président de l’Assemblée provinciale caractérisée par l’inféodation, l’impunité, la crise de l’autorité, la dictature et l’opacité.

De surcroît, ces députés se réclamant de la grande majorité demandent au Président de l’Assemblée provinciale et au Gouverneur de déposer le plus vite possible leurs démissions. Par ailleurs, ils exigent la libération sans condition des taximen et des personnes appréhendés lors des émeutes, en sollicitant l’implication du Président de la République.

Bienvenu Balomao

 


Mongala : Le Gouverneur Jean Collins Makaka et le bureau de l’Assemblée provinciale urgemment convoqués par le Vice-Premier Ministre Jacquemin Shabani

Mongala : Le Gouverneur Jean Collins Makaka et le bureau de l’Assemblée provinciale urgemment convoqués par le Vice-Premier Ministre Jacquemin Shabani

Le Vice-Premier Ministre Jacquemin Shabani

Saisi de la crise que traverse la Mongala, le Vice-Premier Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières, Son Excellence Jacquemin Shabani Lukoo a convoqué d’urgence le Gouverneur Jeans Collins Makaka et les membres du bureau de l’Assemblée provinciale.

En effet, dans un télégramme daté du 23 octobre 2026, le Vice-Premier Ministre leur demande de rejoindre Kinshasa dès la première occasion pour une consultation.

Signalons que depuis le mercredi 21 octobre 2026, la province de la Mongala est secouée par une crise politico-sociale née d’une vive tension à la suite des émeutes ayant éclaté à Lisala, chef-lieu de cette province rd-congolaise, où les conducteurs des mototaxis, protestant contre la surtaxation et le coût de la plaque d’immatriculation leur vendue à 95.000 francs congolais soit 41 dollars américains, se sont affrontés avec les forces de l’ordre, d’abord à la date susmentionnée, puis le vendredi 23 octobre 2026.

Lors de l'émeute ayant eu lieu à Lisala le vendredi 23 octobre 2026

A en croire les informations nous parvenues par le truchement des sources concordantes, plusieurs blessés et trois morts dont un jeune homme et deux policiers ont été enregistrés au cours de cette échauffourée.

Bienvenu Balomao

     

vendredi 23 octobre 2026

Bumba : La Paroisse Sainte Walburge de Yambuku sur le point de commémorer les victimes d’Ebola, 50 ans après la première épidémie

Bumba : La Paroisse Sainte Walburge de Yambuku sur le point de commémorer les victimes d’Ebola, 50 ans après la première épidémie


Ayant été découvert en 1976  dans le territoire de Bumba, précisément au Secteur de Yandongi dans le groupement Yambuku après avoir décimé un grand nombre d’habitants de ce coin de la République Démocratique du Congo, le virus Ebola demeure au cœur d’une grande cérémonie sur le point d’être organisée à la Paroisse Sainte Walburge de Yambuku.

A en croire les informations parvenues à notre rédaction, le Curé de cette division ecclésiastique du diocèse de Lisala, le Révérend Abbé Nicolas Ambwa s’apprête à organiser au mois de novembre de l’année en cours un culte commémoratif en mémoire des vies qui y avaient été fauchées par cette maladie qui ravage encore aujourd’hui la population rd-congolaise dans la partie orientale de ce vaste pays de l’Afrique centrale, notamment la province de l’Ituri.

Concernant l’historique de cette redoutable maladie, le tout débute en fin août 1976 avec le retour de Mabalo Lokela, directeur d’école primaire, qui, venant de la forêt, arrive au village enfiévré avec des saignements. Il est admis à l’hôpital de la mission catholique de Yambuku et décède le 8 septembre de la même année.

Ce décès s’enregistre comme le cas index. L’hôpital qui ne se servait que de seringues rincées à l’eau chaude se transforme désormais en foyer de propagation. Le médecin chef de Zone de Santé de Bumba de l’époque, le docteur Ngoy Mushola identifie le premier une fièvre hémorragique alors inconnue. A cet effet, les échantillons de sang prélevés par les docteurs Firmin Krubwa, Gilbert Raffier, Jean François Ruppol et Jacques Courteille seront envoyés à Anvers, à Paris et à Atlanta où on découvrira un nouveau filovirus baptisé « Ebola » du nom de la rivière qui coule près de Yambuku.

Toutefois, le bilan de l’épidémie présentait un total de 318 cas dont 280 morts.

Bienvenu Balomao   

 

 

Mongala : La ville de Lisala secouée par une vive tension ayant occasionné la mort d'hommes

Mongala : La ville de Lisala secouée par une vive tension ayant occasionné la mort d'hommes 


A en croire les images et vidéos enflammant la toile, la ville de Lisala a été de nouveau le théâtre d’une échauffourée ce vendredi 23 octobre 2026. En effet, le chef-lieu de la province de la Mongala est resté le long de la journée secoué par une vive tension entre les forces de l’ordre et les conducteurs des mototaxis.

D’après les sources concordantes, cette vive tension trouve son origine dans l’arrestation de quelques taximen identifiés comme les commanditaires de la manifestation du mercredi 21 octobre 2026 ayant protesté contre l’achat à 95.000 francs congolais de la plaque d’immatriculation et qui auraient été sur le point d’être acheminés à la prison d’Angenga située à une dizaine de kilomètres de la ville de Lisala.

Courroucés, leurs collègues se sont mobilisés dès le matin pour empêcher ce transfert et les libérer de force. Ce qui a viré à une forte altercation entre les deux parties, qui aurait occasionné la mort d’hommes.

Les mêmes sources signalent qu’au moins cinq personnes parmi lesquelles un enfant et deux policiers auraient perdu la vie lors de cet accrochage. Toutefois, aucune déclaration officielle du Gouvernorat n’est encore rendue publique.

Bienvenu Balomao