samedi 9 mars 2024

Bumba : la journée de la femme agrémentée par des conférences

Bumba : la journée de la femme agrémentée par des conférences

Mondialement célébrée le huitième jour du mois de mars de chaque année, la journée internationale de lutte pour les droits de la femme ne s’est pas passée inaperçue dans le territoire de Bumba dans la province de la Mongala en République Démocratique du Congo, où les femmes ont été aperçues dans les rues, avenues et artères de la cité de Bumba en robe et pagne noir afin d’exprimer leur compassion aux femmes de l’Est de la République, notamment celles des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri qui subissent au quotidien des supplices que leur infligent atrocement les rebelles du M23 qui, soutenus par le Rwanda, sèment terreur et panique dans le chef de la population.

Lors d'une conférence organisée la journée du 08 mars  par les femmes bumbalaises dans la salle polyvalente de la paroisse Notre Dame

En effet, l’élite féminine bumbalaise a dû, comme dans plusieurs autres villes et territoires du pays, agrémenter cette journée dédiée à la femme en organisant des conférences à la paroisse Saint André, à l’Institut Supérieur et Pédagogique ainsi qu’à l’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Bumba. Autour du thème « Absentéisme des mandatures féminines pour les droits de la femme », les femmes bumbalaises ont mûri leurs réflexions à travers des exposés tout en interpellant leurs paires à militer pour le respect des droits de la femme qui semblent encore être méconnus par nombre de personnes de leur terroir.

Cependant, vivant dans le territoire de Bumba, les femmes de la Communauté Yira ont, par le biais de leur échantillon représentatif, manifesté leur indignation face aux viols et tueries dont sont victimes du jour au lendemain les femmes de ses provinces susmentionnées en longeant pacifiquement l’une des artères de la cité de Bumba, communément appelée Route Manga, comme l’ont également fait les femmes Yira de la ville de Butembo qui, vêtues en noir, ont dû brûler des bois dans les carrefours de la ville.

Par ailleurs, les femmes de la cité de Bumba clôturèrent cette journée de lutte pour les droits de la femme dans les bars et bistrots de la place où des cocktails ont été pris sous la vibration des titres émouvants de la rumba rdcongolaise.

Bienvenu Balomao



    




vendredi 8 mars 2024

Bumba : manque des couveuses à l'Hôpital Général de Référence, un danger pour les naissances avant terme

Bumba : manque des couveuses à l'Hôpital Général de Référence, un danger pour les naissances avant terme

Dépourvus de certains équipements médicaux nécessaires, les centres de santé et l'Hôpital Général de Référence de Bumba se retrouvent parfois dans l’incapacité de sauver des vies en péril alors qu’ils pourraient facilement y parvenir s’ils en étaient équipés.

En effet, l’un des cas éloquents est celui des couveuses qu’on ne trouve pas dans les établissements de production de soins et services liés à la santé, fonctionnant dans ce coin de la République Démocratique du Congo, excepté l’hôpital Notre Dame qui en possède. Ce qui paraît dangereux pour les naissances avant terme qui pourraient y survenir.

La situation paraissant très étonnante, personne ne pouvait pas s’imaginer qu’en plein 21e siècle les hôpitaux fonctionnant dans un pays qualifié de « scandale géologique » à cause de son sous-sol béni pourraient être dépourvus de ces matériels étant donné que l’évolution de la technologie a tout mis en œuvre pour que tout se passe en bonne et due forme.

L’absence de ce matériel médical serait à la base de la mort de trois jumelles nées samedi 02 mars 2024 à l’Hôpital Général de Référence de Bumba. Nées avant terme, ces jumelles y ont successivement rendu l’âme mercredi, jeudi et vendredi 08 mars 2024 faute des soins appropriés que pourrait leur procurer ledit matériel.

Cependant, le manque d’électricité dans ce territoire de la République Démocratique du Congo aurait également contribué à ce triste incident étant donné que ce matériel susceptible de sauver la vie des naissances avant terme reste surtout opérationnel grâce à l’électricité dont est dépourvue cette contrée mongalaise.

Le dé ayant déjà été jeté, nous prions les autorités compétentes et les leaders surtout politique du territoire de Bumba de conjuguer les efforts pour que l’Hôpital           Général de Référence dudit territoire soit équipé des couveuses. Cela sauverait dans l’avenir les naissances avant terme.

Bienvenu Balomao  



  

jeudi 7 mars 2024

Bumba : des maisonnées face à une chaleur insupportable

Bumba : des maisonnées face à une chaleur insupportable

Depuis plusieurs jours, les maisonnées de la cité de Bumba font face à une situation alarmante qui ne cesse de soulever les inquiétudes dans le chef de la population bumbalaise qui n’arrive pas à passer commodément la nuit comme dans les années antérieures.

Vue du rond-point Mobutu, le carrefour stratégique de la cité de Bumba

En effet, dépourvus d’appareils de ventilation faute d’électricité, nombre de domiciles de cette contrée de la province de la Mongala en République démocratique du Congo ressemblent pour le moment à une chaudière. Avec son climat chaud, elle fait sentir à ses habitants, durant les heures de la journée comme celles de la nuit, une forte chaleur qui leur déverse aussi vite une quantité importante de sueur le mouillant comme s’ils venaient de tremper leurs vêtements.

Comme conséquence néfaste du soleil ardent qui y luit férocement, une chaleur insupportable renvoyée par les murs séparant les chambres à coucher empêche les maisonnées de dormir aisément pendant la nuit même si elles venaient à peine de prendre un bain. Pour ce faire, les gens rejoignent tardivement leurs lits puisque contraints de rester encore à l’extérieur durant quelques heures voire jusqu’à minuit pour profiter un peu d’aération pouvant adoucir cette chaleur insupportable qu’on trouve dans la chambre à coucher.

Cependant, seuls les résidants des habitations pourvus des matériels de ventilation sont épargnés de cette forte chaleur qui ennuie toute la nuit jusqu’aux heures du matin.

Bienvenu Balomao



mardi 5 mars 2024

Le thème central de carême à la paroisse Notre Dame de Bumba

 

Le thème central de carême  

à la paroisse Notre Dame de Bumba

Le temps de carême, un moment qui dure normalement quarante jours, et va de mercredi des cendres jusqu’au soir du Samedi Saint, est un temps privilégié pour les chrétiens de se préparer à la fête de Pâques. Pendant quarante jours, en ne comptant pas les dimanches, les chrétiens sont normalement invités à pratiquer le jeûne, la prière et le partage. Ils sont également conviés à méditer un thème sur la vie de couple marié.

Pendant la prière de chemin de croix, le slogan est entonné 

Ce thème central est une sorte de leitmotiv sur la vie des couples mariés initié par le Curé de la paroisse le Révérend Père Carlos Rommel pour que les fidèles de la paroisse Notre Dame le méditent et petit à petit l’observent non seulement durant ce bon moment de carême, mais également durant toute leur vie.

Se référant à la parole de Dieu consignée dans le livre de Genèse, où le conjoint et la conjointe doivent chacun quitter le domicile paternel pour venir s’unir en mariage et se choisir leur propre domicile, ce thème interpelle les parents des mariés à ne plus s’ingérer dans les affaires conjugales de ces derniers. Les parents des mariés ne peuvent plus s’immiscer dans les affaires de deux conjoints ; ils se cantonnent à ne prodiguer que des conseils en cas de mésentente desdits couples, mais surtout pas intervertir l’ordre établi par les mariés.

C’est d’ailleurs dans ce sens que la chorale « Monzoto mwa tongo » a créé des mélodies sur les paroles composées par le Père Curé en rapport avec le slogan du carême que les fidèles auront à chanter en chœur à chaque fois que l’Officient de la messe entonnera, soit au cours de la messe, soit durant les prières de chemin de croix, sous forme de question posée, à laquelle les fidèles auront à répondre dans une mélodie de carême. 

Voici comment est libellé le slogan selon le thème de carême de cette année : « O carezimo eye tobongisa mabota boniboni i ? » « Elenge mobali atika libota lya ye, elenge mwasi pe atika libota lya ye, bango babale babokolo bana ba bango, biso libota tokoto o makambo ma bango tee, soki esengeli topesa se toli ii ».

Cela se traduit par : « Durant ce carême comment devons-nous organiser nos familles ? » « Le jeune homme laisse sa famille paternelle, la jeune femme aussi laisse sa famille paternelle, les deux s’occupent à élever leurs enfants, nous la famille, nous ne devons pas nous immiscer dans leurs affaires conjugales, si cela s’avère nécessaire, prodiguons-les seulement des conseils… »    

Ce slogan entonné durant le temps de carême étant un sujet d’actualité, il constitue vraiment une interpellation vers le changement, pour tous les fidèles de la paroisse Notre Dame, ainsi que pour la population bumbatracienne entière, où les parents, dans la coutume des peuples Budja de Bumba, semblent avoir toujours tendance à trop s’immiscer dans les affaires conjugales de leurs enfants, et cette façon d’agir serait une des principales causes de divorce de bon nombre des foyers...

                                                         Antonio Lisuma

Mongala : les accusations des détournements contre le Gouverneur César Limbaya rejetées en bloc

Mongala : les accusations des détournements contre le Gouverneur César Limbaya rejetées en bloc

Etant à la une dans la province de la Mongala, l’affaire de détournement des fonds à la hauteur de 8.395.145.145.223,55 de francs congolais dont est accusé le Gouverneur César Limbaya fait couler beaucoup d’encre depuis que ses immunités lui sont ôtées par les députés provinciaux nouvellement élus sous l’instruction du Procureur Général près la Cour de Cassation, au cours de la plénière du mercredi 28 février 2024 où quinze députés sur dix-huit étaient pour son évincement à la tête de l’exécutif provincial mongalais.

Me César Limbaya Mbangisa, Gouverneur de province de la Mongala

Cependant, les accusations contre le Gouverneur de la Mongala sont balayées d’un revers de la main par la cellule de communication de ce dernier qui n’a pas tardé à fixer l’opinion sur ces accusations qu’elle qualifie de fausses et archifausses. Dans une dépêche également parvenue à Bumbanotredame.blogspot.com, elle fait savoir aux Mongalais qu’il ne s’agit que d’un montage conçu et téléguidé par ceux qui s’en prennent à lui.

A en croire cette dépêche, le Gouverneur César Limbaya Mbangisa a effectivement débuté le travail vers fin Août 2022 et n’a reçu du Gouvernement central la rétrocession ou les frais de fonctionnement que pendant sept mois, c’est-à-dire  au:

-         Mois de septembre 2022 : 247.591.276 Francs congolais

-         Mois d’octobre 2022 : 247.591.276 FC

-         Mois de novembre 2022 : 247.591.276 FC

-         Mois de décembre 2022 : 247.591.276 FC

-         Mois de mars 2023 : 312.915.000 FC

-         Mois d’avril 2023 : 312.915.000 FC

-         Mois de mai 2023 : 312.915.000 FC

Ce qui donne un total de 1.929.110, 112 CDF (preuve du payement du personnel et autres dépenses). A ces frais, s’ajoutent aussi les frais d’installation (664.000.000 CDF) et les frais d’investissement (210.000.000 CDF) dont les preuves d’affectation existent bel et bien.

Par contre, elle stipule que « les 3.065.000.000 CDF du mois d’Avril 2022 chargés à tort et par mauvaise foi au Gouverneur César Limbaya lui sont injustement collés dans l’intention de lui nuire et de ternir sa réputation. Ce qui serait un acharnement et un règlement de compte contre lui, car à cette époque le Gouverneur n’était pas à la tête de la province. Donc, il ne peut pas être tenu responsable des faits d’autrui ».

Par ailleurs, elle met en garde les détracteurs du Gouverneur César Limbaya tout en leur promettant de les traduire en justice en cas d’une quelconque campagne honteuse contre sa personne.

Bienvenu Balomao



 

      

lundi 4 mars 2024

Mongala : le règlement intérieur de l’exécutif provincial déposé à la Cour Constitutionnelle

Mongala : le règlement intérieur de l’exécutif provincial déposé à la Cour Constitutionnelle

Séjournant à Kinshasa, la capitale rdcongolaise, les membres de l’Assemblée provinciale de la Mongala ont été, lundi 04 mars 2024, reçus à la Cour Constitutionnelle où ils ont procédé au dépôt du règlement intérieur comme il leur avait été demandé par le Vice-premier ministre de l’intérieur.

Au milieu, le député Gabriel Mosala, président du bureau provisoire de l'Assemblée provinciale de la Mongala avec le règlement d'ordre intérieur entre les mains

A en croire les informations nous parvenues, cette délégation de l’exécutif provincial mongalais est conduite par le président de son bureau provisoire, l’élu du territoire de Bumba, le député Gabriel Mosala qui est en compagnie du rapporteur de la commission ayant été chargée de la rédaction dudit règlement et de son directeur de cabinet.

Le bureau provisoire de l’Assemblée provinciale installé et son règlement intérieur déposé à la Cour Constitutionnelle, les Bumbalais comme les autres Mongalais ne cessent d’interpeller la nouvelle équipe de ladite Assemblée, en lui demandant de se distinguer positivement des équipes précédentes qui n’avaient pas été à la hauteur de leurs tâches puisque n’ayant pas pu surmonter ne fût-ce qu’en moitié les défis énormes auxquels fait face la province de la Mongala depuis le démembrement du grand Equateur.

Par ailleurs, il sied de signaler que la province de la Mongala connaît de considérables défis qui peinent à être relevés, notamment le manque d’infrastructures adéquates, l’impraticabilité des routes de desserte agricole, l’enclavement de ses territoires suite au délabrement avancé de la portion de la Route nationale n°6 par laquelle elle est traversée et autres qui ne permettent pas à la population mongalaise de s’épanouir.

Bienvenu Balomao



 

dimanche 3 mars 2024

Les médias audiovisuels bumbalais mis en garde par le CSAC

Les médias audiovisuels bumbalais mis en garde par le CSAC

Les manquements professionnels de certaines radios et télévisions émettant dans le territoire de Bumba ne sont plus dans l’ombre pour le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication en République Démocratique du Congo, qui en est déjà au courant.

Vue du siège d'une radio à Bumba 

A en croire un communiqué officiel de cette institution dont une copie est parvenue à la rédaction de Bumbanotredame.blogspot.com, elle dit être saisie des plaintes émanant de ses coordinations provinciales et de quelques personnalités qui signalent nombreux cas de dérapages commis par les radios et télévisions émettant dans les provinces du Kasaï central, de l’Equateur et de la Mongala, notamment dans les territoires de Lisala et Bumba.

En effet, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication fait savoir dans son communiqué que ces médias audiovisuels distillent à la longueur des journées des insultes, des invectives, des mensonges et attaques personnelles au mépris de la loi, de l’éthique et de la déontologie.

Par ailleurs, il enjoint les médias cités et d’autres bien identifiés à cesser immédiatement avec ces pratiques repréhensibles qui risquent de remettre en cause les acquis de la cohésion nationale et le développement social.

Se réservant le droit de sanctionner ces médias audiovisuels dont il s’agit, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication appelle leurs directeurs des programmes à la stricte observance de cette instruction.

Bienvenu Balomao