Message de Mgr José Bernard Likolo à l’occasion du carême 2026
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| Monseigneur José Bernard Likolo Bokal'Etumba, Evêque du diocèse de Lisala et Administrateur apostolique du diocèse de Molegbe |
Evêque du diocèse de Lisala, Monseigneur José Bernard Likolo Bokal’Etumba trouve la
période de Carême de l’année 2026 le moment opportun pour adresser son message
de paix aux fidèles de son circonscription ecclésiastique à travers sa lettre
pastorale n°005 intitulée « Convertir nos cœurs pour partager la paix ».
Exprimant la lourde tristesse que ressent son cœur suite
aux nouvelles de conflits, d’agressions, de violences, de tiraillements intercommunautaires
parvenant de Bokutu et de Ngonzi Balele, de Mbangi et d’autres coins de la
province de la Mongala et déchirant l’unité de la famille diocésaine et
provinciale, il invite les Mongalais en tant que famille à s’engager dans la
quête de la cause profonde de ce qui risque de devenir comme normal.
A en croire l’Evêque de Lisala, les diverses
manifestations de la violence qui sévit dans la Mongala ne sont rien d’autres
que des symptômes, des émanations de ce qui se passe dans le de tout un chacun.
« Le Carême nous rappelle que le mal n’est pas seulement à l’extérieur de
nous, il prend racine dans le cœur de l’homme. Ce qui se passe entre nos
localités est le fruit d’un codeur durci, un « cœur de pierre » qui
ne voit plus en l’autre un frère, une sœur, mais un étranger ou un ennemi à
abattre », fait-il savoir.
De surcroît, Monseigneur José Bernard Likolo les exhorte à éduquer leurs cœurs à la paix, à considérer l’autre comme
frère et sœur. « Le Carême repose sur la prière, le jeûne et le partage (l’aumône).
Habituellement, nous partageons notre chikwangue, notre pondu, notre poisson ou
nos vêtements. Mais en ce Carême 2026, je vous exhorte à un partage plus
difficile, mais plus sacré : le partage de la paix. Partager la paix, ce n’est
pas seulement l’absence de la guerre. C’est accepter de céder une part de son
orgueil, de sa prétendue propriété (souvent sur les ressources naturelles dont
nous ne sommes même pas créateurs, mais que nous tenons gracieusement de Dieu
comme ses intendants) pour faire la place à l’autre. C’est partager la terre,
les ressources et l’avenir avec ceux de la localité voisine, en reconnaissant
que nous sommes tous fils et filles d’un même Père », leur demande-t-il.
Par ailleurs, il lance un cri pressant à tous les
habitants des localités en conflits. « Convertissez-vous ! La conversion
commence quand on refuse de rendre le mal pour le mal. Elle commence quand on
dépose l’essence et le feu qui incendient, quand on écarte la machette qui
coupe et blesse et quand on retire la main qui frappe. Aux auteurs de
violences, je vous le dis au nom du Christ, déposer les armes de la haine. La
violence n’enfante que la ruine comme nous sommes en train de voir. Aux
victimes, je partage votre douleur ; elle est ma douleur et la douleur de
l’Eglise-Famille de Dieu qui est à Lisala. Mais je vous supplie de ne pas
laisser le venin de la vengeance infecter votre âme », leur
recommande-t-il en les invitant à développer les attitudes et gestes de paix
pour un vivre-ensemble harmonieux dans les familles, communautés, localités,
groupements, secteurs, territoires et la province de la Mongala.
Bienvenu Balomao

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