lundi 23 février 2026

Message de Mgr José Bernard Likolo à l’occasion du carême 2026

Message de Mgr José Bernard Likolo à l’occasion du carême 2026

 Monseigneur José Bernard Likolo Bokal'Etumba, Evêque du diocèse de Lisala et Administrateur apostolique du diocèse de Molegbe

Evêque du diocèse de Lisala, Monseigneur José Bernard Likolo Bokal’Etumba trouve la période de Carême de l’année 2026 le moment opportun pour adresser son message de paix aux fidèles de son circonscription ecclésiastique à travers sa lettre pastorale n°005 intitulée « Convertir nos cœurs pour partager la paix ».

Exprimant la lourde tristesse que ressent son cœur suite aux nouvelles de conflits, d’agressions, de violences, de tiraillements intercommunautaires parvenant de Bokutu et de Ngonzi Balele, de Mbangi et d’autres coins de la province de la Mongala et déchirant l’unité de la famille diocésaine et provinciale, il invite les Mongalais en tant que famille à s’engager dans la quête de la cause profonde de ce qui risque de devenir comme normal.

A en croire l’Evêque de Lisala, les diverses manifestations de la violence qui sévit dans la Mongala ne sont rien d’autres que des symptômes, des émanations de ce qui se passe dans le de tout un chacun. « Le Carême nous rappelle que le mal n’est pas seulement à l’extérieur de nous, il prend racine dans le cœur de l’homme. Ce qui se passe entre nos localités est le fruit d’un codeur durci, un « cœur de pierre » qui ne voit plus en l’autre un frère, une sœur, mais un étranger ou un ennemi à abattre », fait-il savoir.

De surcroît, Monseigneur José Bernard Likolo les exhorte à éduquer leurs cœurs à la paix, à considérer l’autre comme frère et sœur. « Le Carême repose sur la prière, le jeûne et le partage (l’aumône). Habituellement, nous partageons notre chikwangue, notre pondu, notre poisson ou nos vêtements. Mais en ce Carême 2026, je vous exhorte à un partage plus difficile, mais plus sacré : le partage de la paix. Partager la paix, ce n’est pas seulement l’absence de la guerre. C’est accepter de céder une part de son orgueil, de sa prétendue propriété (souvent sur les ressources naturelles dont nous ne sommes même pas créateurs, mais que nous tenons gracieusement de Dieu comme ses intendants) pour faire la place à l’autre. C’est partager la terre, les ressources et l’avenir avec ceux de la localité voisine, en reconnaissant que nous sommes tous fils et filles d’un même Père », leur demande-t-il.

Par ailleurs, il lance un cri pressant à tous les habitants des localités en conflits. « Convertissez-vous ! La conversion commence quand on refuse de rendre le mal pour le mal. Elle commence quand on dépose l’essence et le feu qui incendient, quand on écarte la machette qui coupe et blesse et quand on retire la main qui frappe. Aux auteurs de violences, je vous le dis au nom du Christ, déposer les armes de la haine. La violence n’enfante que la ruine comme nous sommes en train de voir. Aux victimes, je partage votre douleur ; elle est ma douleur et la douleur de l’Eglise-Famille de Dieu qui est à Lisala. Mais je vous supplie de ne pas laisser le venin de la vengeance infecter votre âme », leur recommande-t-il en les invitant à développer les attitudes et gestes de paix pour un vivre-ensemble harmonieux dans les familles, communautés, localités, groupements, secteurs, territoires et la province de la Mongala.

Bienvenu Balomao

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