La saison des chenilles, l’un des bons moments de l'année à Bumba
Situé dans
la province de la Mongala, le territoire de Bumba figure parmi les territoires
rd-congolais à vocation agricole suite à une forêt immense dont il est couvert.
Outre l’agriculture, cette forêt immense est pourvue de tant de merveilles dont
jouit la population de ce coin de la République Démocratique du Congo traversé
par la Route nationale n°6 et le fleuve Congo qui le relie à d’autres villes du
pays, notamment les villes de Kisangani en amont et de Lisala et de Mbandaka en
aval.
De ces
merveilles que procure la forêt de Bumba à la population, nous citons les
termites dont la période intervient chaque mois de mars pendant lequel les
habitants de Bumba savourent les repas tels que « Motsede » et « Ebombo »
qui s’accompagnent d’aliments à base de manioc communément appelés « Malemba »
ou « Poto » (manioc bouilli, râpé et dilué) et chikwangue.
Si le mois
de mars se présente pour les Bumbalaises et Bumbalais comme le début de la
période des termites, le mois de juin demeure, quant à lui, le début de la
période ou saison des chenilles, l’un des bons moments que savoure chaque année
la population de cette contrée rd-congolaise enclavée suite à l’impraticabilité
des routes de desserte agricole et nationale, qui se poursuit jusqu’au mois de
juillet.
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| Les Kulukaka |
A l’instar
de « Motsede » et « Ebombo », les différents types de
chenilles, d’abord « Makuke », puis « Kulukaka », ensuite « Mboyo »,
« Nzangala » et autres servent de mets délicieux à cette population
qui les consomme avec la chikwangue et le « Poto » qui est surtout
considéré comme un aliment par excellence pour accompagner un repas constitué
de chacun de ces types de chenilles énumérés.
Cependant, un phénomène qui pourrait, dans l’avenir,
priver la population du territoire de Bumba de ces mets délicieux s’impose. Il
s’agit du déboisement qui vide du jour au lendemain la forêt couvrant ce
territoire d’arbres qui produisent des chenilles. N’étant pas accompagné d’un
reboisement, ce phénomène paraît comme un péril permanent susceptible de
précipiter les espèces susmentionnées, si les autorités compétentes ne
parviennent pas à s’y rendre compte.
La question
étant épinglée dans cet article, nous osons croire qu’elle trouverait un écho
favorable auprès des autorités tant locales que provinciales dont l’intervention
s’avère indispensable pour sauver ces espèces profitant énormément à cette
population.
Bienvenu Balomao


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