lundi 15 juin 2026

La saison des chenilles, l’un des bons moments de l'année à Bumba

La saison des chenilles, l’un des bons moments de l'année à Bumba

Les Makuke

Situé dans la province de la Mongala, le territoire de Bumba figure parmi les territoires rd-congolais à vocation agricole suite à une forêt immense dont il est couvert. Outre l’agriculture, cette forêt immense est pourvue de tant de merveilles dont jouit la population de ce coin de la République Démocratique du Congo traversé par la Route nationale n°6 et le fleuve Congo qui le relie à d’autres villes du pays, notamment les villes de Kisangani en amont et de Lisala et de Mbandaka en aval.

De ces merveilles que procure la forêt de Bumba à la population, nous citons les termites dont la période intervient chaque mois de mars pendant lequel les habitants de Bumba savourent les repas tels que « Motsede » et « Ebombo » qui s’accompagnent d’aliments à base de manioc communément appelés « Malemba » ou « Poto » (manioc bouilli, râpé et dilué) et chikwangue.

Si le mois de mars se présente pour les Bumbalaises et Bumbalais comme le début de la période des termites, le mois de juin demeure, quant à lui, le début de la période ou saison des chenilles, l’un des bons moments que savoure chaque année la population de cette contrée rd-congolaise enclavée suite à l’impraticabilité des routes de desserte agricole et nationale, qui se poursuit jusqu’au mois de juillet.

Les Kulukaka

A l’instar de « Motsede » et « Ebombo », les différents types de chenilles, d’abord « Makuke », puis « Kulukaka », ensuite « Mboyo », « Nzangala » et autres servent de mets délicieux à cette population qui les consomme avec la chikwangue et le « Poto » qui est surtout considéré comme un aliment par excellence pour accompagner un repas constitué de chacun de ces types de chenilles énumérés.

 Cependant, un phénomène qui pourrait, dans l’avenir, priver la population du territoire de Bumba de ces mets délicieux s’impose. Il s’agit du déboisement qui vide du jour au lendemain la forêt couvrant ce territoire d’arbres qui produisent des chenilles. N’étant pas accompagné d’un reboisement, ce phénomène paraît comme un péril permanent susceptible de précipiter les espèces susmentionnées, si les autorités compétentes ne parviennent pas à s’y rendre compte.

La question étant épinglée dans cet article, nous osons croire qu’elle trouverait un écho favorable auprès des autorités tant locales que provinciales dont l’intervention s’avère indispensable pour sauver ces espèces profitant énormément à cette population.

Bienvenu Balomao   

 

       

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