Impraticabilité des infrastructures routières : Ce que devrait faire l’Etat rdcongolais pour lui-même et pour sa population

Photo d'un camion pataugeant dans la boue sur l'une des routes délabrées en RDCongo
Vaste, la
République Démocratique du Congo demeure encore un pays semi-enclavé. Disposant
de 145.000 Kilomètres de routes d’intérêt général et local, elle ne parvient
pas à offrir des routes praticables à sa population, surtout celle vivant dans
les provinces, qui a toujours du fil à retordre chaque qu’elle effectue un
déplacement d’un village à un autre ou d’une province à une autre suite à
l’état de délabrement très avancé dans lequel se trouvent les routes.
En effet,
cet état de délabrement très avancé s’observe tant sur les routes nationales
que sur celles de desserte agricole dont certaines ont quasiment disparu,
condamnant ainsi des provinces, villes et villages à vivre enclavés et isolés
du reste du pays. L’impraticabilité due à ce délabrement très avancé fait que
plusieurs coins du pays demeurent dépourvus d’engins de transport, notamment
des voitures et camions qui ne peuvent pas y passer ou arriver. Suite à ce
manque d’engins de transport, les déplacements s’effectuent à pied, à vélo et à
moto.
Par
ailleurs, cette détérioration des routes freine les échanges entre villages,
villes et même entre provinces. Par conséquent, ce manque d’échanges crée une
difficulté d’évacuation des produits agricoles des milieux ruraux vers les
milieux urbains ou de celle des produits manufacturés des centres urbains vers
les milieux ruraux.
Cependant,
cette situation rencontre l’indifférence de l’Etat rdcongolais qui n’y prête
pas une attention soutenue. Pour pallier cette impasse, l’Etat
rdcongolais devrait y accorder un grand intérêt en lançant des travaux de
réhabilitation et d’entretien des routes nationales que compte le pays. Ce qui
pourrait également entraîner ceux des routes de desserte agricole. Les travaux
de réhabilitation et d’entretien des routes finis, il devrait en outre doter
ces routes nationales des bus et véhicules sous la gestion de la Société de Transports du Congo dénommée Transco qui devrait non seulement se limiter à
Kinshasa, la capitale du pays ; mais également étendre ses extensions dans
toutes les villes et provinces formant le territoire national.
La mise en
application de cette proposition susmentionnée faciliterait, d’un côté, le
déplacement de la population et des produits tant agricoles que manufacturés d’un
territoire à un autre ou d’une ville à une autre et de l’autre côté, les
échanges entre les provinces. En assurant le transport des citoyens et de leurs
biens sur les routes nationales et de desserte agricole, ces bus et véhicules
de la Société Transco généreraient des recettes considérables susceptibles de renforcer
la caisse de l’Etat et de contribuer au
fleurissement de son économie. Si elle trouve un écho favorable auprès des
gouvernants, elle pourrait toutefois l’aider à relever ce défi.
Bienvenu Balomao
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