La
fête de Christ Roi et les renouvellements des vœux à la paroisse Notre Dame de
Bumba ce dimanche 23 novembre 2025
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| Le Rév Père Carlos réunit les couples mariés pendant la fête de Christ-Roi à la paroisse Notre Dame de Bumba |
Effervescence à l’église
Notre Dame de Bumba ce dimanche 23 novembre 2025 où les fidèles ont célébré faste
et de manière particulière la fête de Christ Roi sous la houlette de son Curé
le Révérend Père Carlos Rommel, dont le charisme d’organisation cérémoniale au
sein de sa paroisse est exceptionnel.
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| Le Rév Père Carlos bénit tous les mouvements paroissiaux pendant le renouvellement de leur promesse |
Il s’est montré une fois de
plus particulièrement innovent à l’occasion de la célébration eucharistique de
la fête du Christ Roi de ce dimanche, durant laquelle neuf mouvements
paroissiaux des laïcs opérant à la paroisse Notre Dame, souvent remarquables
par leurs uniformes distinctifs, ont chacun renouvelé des vœux l’un après
l’autre, peu après l’homélie de l’Officient du jour, tirée de l’Evangile selon
Luc 23, 35-43, au sujet de la crucifixion de Jésus Christ, le Roi de vérité et
de justice, lequel s’est donné corps et âme, jusqu’à mourir sur la croix pour le
salut de l’humanité.
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| R. Père Carlos pendant l'homélie |
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| Le Groupe Kizito et Anuarite était le premier à renouveler leur promesse |
Le renouvellement des vœux des membres desdits mouvements paroissiaux revêt une portée significative ; il signifie que les chrétiens qui viennent de terminer l’année liturgique avec la célébration de la fête du Christ-Roi, ont encore besoin d’un gain de revitalisation et de courage pour entamer la nouvelle année qui commence avec la période d’Avent, afin de s’engager avec foi dans leur pastorale à la paroisse.
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| Les Yaya des "Bilenge ya Mwinda" |
Sous la supervision du Curé de la paroisse l’officient du jour, les divers groupes paroissiaux se sont présentés les uns après les autres devant l’autel pour renouveler leurs vœux et recevoir la bénédiction du Père Curé, l’officient de la messe.

Les "Balakeli" des jeunes légionnaires
Le premier mouvement
paroissial à venir prester est celui des jeunes du groupe « Kizito et
Anuarite » qui furent leur entrée en procession en entonnant leur chant
initiatique. Ils renouvelèrent aussitôt leurs vœux à leur arrivée devant
l’autel en ces termes de langue Lingala : « Na
lisalisi ya Nzambe pe ya Santu Kizito, na Ngondo Anuarite, nandimi kosalela
Nzambe, Eklezya mpe ekolo ya ngai Congo, nandimi kolinga batu banso, kotosa
baboti ba ngai, mpe kotikala ngondo Kizito na Ngondo Anuarite ya solo o nzela
ya losambo, ya molende, ya botosi, ya bosolo, ya bolingi mpe ya bopeto… »,
ce qui veut dire : « A travers
l’aide de Dieu, de Saint Kizito et de la Vierge Anuarite, j’accepte servir
Dieu, l’église et notre pays le Congo, je consens à aimer tout le monde, à
respecter mes parents, et rester un vrai Kizito et une vraie Anuarite dans le
chemin de prière, de courage, de respect, de vérité d’amour et de
chasteté… ».

Les Abugaza ou Initiateurs des "Bilenge ya Mwinda" (jeunes de Lumière)
Le Père Curé a prié pour eux en ces termes : « Nzambe wa bokasi bonso abenisa binu po ‘te ya solo penza bolanda ndakisa ya Anuarite mpe bolanda ndakisa ya Kizito, o kombo ya Tata, mpe ya Mwana, mpe ya Elimo santu ! » ( Que le Dieu Tout Puissant vous bénisse pour qu’en vérité, vous suiviez l’exemple d’Anuarite et de celui de Kizito, au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit !)
Les Yaya des « Bilenge ya Mwinda » se succédèrent aux jeunes « Kizito et Anuarite », et renouvelèrent aussitôt leur promesse de la manière suivante : « Kristu Mokonzi oponi ngai, nandimi kolanda yo na motema mobimba, zala mwinda, bosolo mpe nzela ya bomoi bwa ngai, amen ». Leurs paroles de promesse se traduisent en ces termes-ci : « Christ le Seigneur, tu m’as choisi, j’accepte de te suivre de tout cœur, sois la Lumière, la vérité et le chemin de ma vie, amen ».
Quant aux Yaya des jeunes
Légionnaires qui vinrent ensuite, ils prestèrent le serment en ces
termes-ci : « Yezu Kristu mwana
wa Maria, pelisa o motema mwa biso moto mwa bolingi yo, tolingi kozala tango
inso ndakisa ya baninga, elongo na Maria Mama wayo, tozala mpe motema bosawa
lokola Maria Mama wa bosawa, salisa biso po ‘te Kristu okola o mitema mya
biso… Nzambe Tata wa yo abatela biso ». Cela se traduit en ceci : « Jésus Christ, fils de Marie, allumes dans nos cœurs le feu pour
t’aimer, nous voulons chaque fois être exemples pour les prochains, avec Marie
ta mère, que nous soyons justes comme Marie la mère juste, aides-nous pour que
toi Christ grandisse dans nos cœurs… Que Dieu ton Père nous
protège ! »
Les "Abugaza" ou initiateurs
des jeunes de Lumières emboitèrent les pas à ces derniers et furent leur entrée
pour renouveler leur traditionnelle promesse suivante : « Kristu Mokonzi, mokolo tokulaki
kotisa toyebaki yo malamu te, sik’awa toyebi yo, tondimi kozala apôtres wa yo,
tinda biso bipai binso olingi tozali prêts ». La promesse se traduit
par : « Seigneur le Christ, au jour
de notre confirmation, nous ne te connaissions pas assez, maintenant nous te
connaissons, nous consentons être vos apôtres, envoie-nous partout où tu veux,
nous sommes prêts ».
Quelques Représentants des
choristes de « Monzoto mwa ntongo » vinrent ensuite et prononcèrent eux
aussi les vœux en ces termes :
« Kristu Mokonzi oponi biso, tondimi koyembela yo o miso ma bato bomoi bwa
biso mobimba amen ». (Seigneur le Christ, tu nous as choisis, nous
acceptons chanter pour toi en public toute notre vie amen).
Quant aux Bagaza, les initiateurs mariés des
« Bilenge ya Mwinda », ils
dirent ceci : « Kristu Mokonzi,
oponi biso bo bagaza o tango ya bisengo, to ya mikakatano, tomipesa na bato
lokola nzete ya mbila, tosala misala bipai binso, mpe tango inso, na bosembo
mpe na bosolo, détournement, tricherie, na corruption, ezala na biso te, Nzambe
asalisa biso amen ». Leurs promesses se traduisent en ceci : « Christ le Seigneur, tu nous a choisi
comme des Bagaza (Initiateurs), en temps de joie ou de difficulté, que nous
nous consacrions au bien de la population comme le palmier, que nous fassions
partout du travail, et en tout moment pratiquions la justice et la vérité, que
s’éloignent de nous le détournement, la tricherie et la corruption. Que Dieu nous
vienne en aide ! ».

Les "Bagaza", les Initiateurs (mariés ou religieux) des Bilenge ya Mwinda
C’était alors le tour des
mamans légionnaires. Elles constituaient le groupe le plus nombreux de tous les
groupes paroissiaux. Elles se présentèrent devant l’Autel et récitèrent
quelques paroles d’engagement avant de prononcer les paroles de vœux libellées
de la manière suivante en langue Lingala : « eh mama wa Mokonzi, eh maman wa ngai, nakomipesa na yo, binso
bizali na ngai, bizala mpe na yo », ce qui signifie : « eh la mère du Seigneur, eh ma mère,
je m’offre à toi, que tout ce qui m’appartient soit aussi à toi… ».
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| Les mamans légionnaires |
Elles cédèrent à leur tour la place à l’autre
mouvement paroissial des femmes, les mamans catholiques. Celles-ci
renouvelèrent ensemble leur vœu suivant : « Biso ba mamans katoliko, tondimi kosalela Nzambe, o nzela ya
misala ndenge na ndenge, o kati ya mabota, o masanga ma ba kristu, mpe o
paroisse ya bisu. Toluka ko kutola bobola, po ‘te bato banso bayoka esengo mpe
basepela ; Nzambe wa ngolu, salisa biso, pesa biso bolingi bonene ona batu
banso, po ‘te tokokisa misala minso opesi biso, amen ». Cela se
traduit en ceci : « Nous les mamans
catholiques, nous acceptons de servir Dieu à travers diverses activités en
famille, dans les Cellules ecclésiales vivantes des chrétiens, et dans notre
paroisse. Cherchons à réduire la pauvreté, pour que tout le monde ait la joie
et se réjouisse ; Que le Dieu miséricordieux nous vienne en aide, que tu
nous donnes un grand amour envers tous, pour que nous amenions à terme toutes
les tâches nous confiées, amen ». Elles entonnèrent ensuite leur hymne
« Mama Africa… » ainsi que des slogans qui leur sont propres avant de
regagner leurs sièges et laisser la place au dernier mouvement : les
couples des mariés.
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| Les mamans "katoliko" |
A l’entrée de ceux-ci les
choses bougèrent sensiblement dans l’église, c’étaient des couples des
chrétiens mariés religieusement. La paroisse avait aussi réussi à intégrer
parmi eux cinq couples non encore mariés religieusement pour qu’à cette
occasion ils se marient religieusement. Ils entrèrent deux à deux, se tenant la
main dans la main, et récitèrent leurs promesses, en ces termes :
« Biso babale, tosangani o libala lisantu, topesani maboko, pe tondimani o
miso ma Nzambe ‘te o mikolo mya esengo, lokola o mikolo mya pasi, totikana te,
tokangema tee na liwa, Mokonzi Nzambe abenisa biso » (Nous deux, sommes
unis en mariage saint, nous nous tenons la main dans la mains, et nous nous
acceptons devant Dieu, pour qu’à des périodes de joie, tout comme celles de peine,
nous ne pouvions pas nous séparer, et ce, jusqu’à la mort ; que le
Seigneur Dieu nous bénisse).
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| Les couples mariés religieusement |
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| Les mariés "Bakambi", jusqu'à l'Altare ! |
Les nouveaux couples se firent enfiler réciproquement la bague de mariage pendant que l’officient priait pour eux sous l’encadrement des anciens couples, lesquels exhibèrent ensuite des pas de danse sous les rythmes d’une « rumba » de mariage…
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| La sortie |
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| Mission accomplie, le Père Carlos congratulé par les jeunes |
Après la messe et les promesses,
l’ambiance de fête se poursuivit autour dans les quartiers paroissiaux.
Antonio Lisuma












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