mercredi 26 novembre 2025

La fête de Christ Roi et les renouvellements des vœux à la paroisse Notre Dame de Bumba ce dimanche 23 novembre 2025

 

La fête de Christ Roi et les renouvellements des vœux à la paroisse Notre Dame de Bumba ce dimanche 23 novembre 2025

 

Le Rév Père Carlos réunit les couples mariés pendant la fête de Christ-Roi
à la paroisse Notre Dame de Bumba 

Effervescence à l’église Notre Dame de Bumba ce dimanche 23 novembre 2025 où les fidèles ont célébré faste et de manière particulière la fête de Christ Roi sous la houlette de son Curé le Révérend Père Carlos Rommel, dont le charisme d’organisation cérémoniale au sein de sa paroisse est exceptionnel.

Le Rév Père Carlos bénit tous les mouvements paroissiaux pendant le renouvellement de leur promesse


Il s’est montré une fois de plus particulièrement innovent à l’occasion de la célébration eucharistique de la fête du Christ Roi de ce dimanche, durant laquelle neuf mouvements paroissiaux des laïcs opérant à la paroisse Notre Dame, souvent remarquables par leurs uniformes distinctifs, ont chacun renouvelé des vœux l’un après l’autre, peu après l’homélie de l’Officient du jour, tirée de l’Evangile selon Luc 23, 35-43, au sujet de la crucifixion de Jésus Christ, le Roi de vérité et de justice, lequel s’est donné corps et âme, jusqu’à mourir sur la croix pour le salut de l’humanité.

R. Père Carlos pendant l'homélie  

Le Groupe Kizito et Anuarite était le premier à renouveler leur promesse

Le renouvellement des vœux des membres desdits mouvements paroissiaux revêt une portée significative ; il signifie que les chrétiens qui viennent de terminer l’année liturgique avec la célébration de la fête du Christ-Roi, ont encore besoin d’un gain de revitalisation et de courage pour entamer la nouvelle année qui commence avec la période d’Avent, afin de s’engager avec foi dans leur pastorale à la paroisse.

Les Yaya des "Bilenge ya Mwinda"


Sous la supervision du Curé de la paroisse l’officient du jour, les divers groupes paroissiaux se sont présentés les uns après les autres devant l’autel pour renouveler leurs vœux et recevoir la bénédiction du Père Curé, l’officient de la messe. 

   

Les "Balakeli" des jeunes légionnaires
  

Le premier mouvement paroissial à venir prester est celui des jeunes du groupe « Kizito et Anuarite » qui furent leur entrée en procession en entonnant leur chant initiatique. Ils renouvelèrent aussitôt leurs vœux à leur arrivée devant l’autel en ces termes de langue Lingala : « Na lisalisi ya Nzambe pe ya Santu Kizito, na Ngondo Anuarite, nandimi kosalela Nzambe, Eklezya mpe ekolo ya ngai Congo, nandimi kolinga batu banso, kotosa baboti ba ngai, mpe kotikala ngondo Kizito na Ngondo Anuarite ya solo o nzela ya losambo, ya molende, ya botosi, ya bosolo, ya bolingi mpe ya bopeto… », ce qui veut dire : « A travers l’aide de Dieu, de Saint Kizito et de la Vierge Anuarite, j’accepte servir Dieu, l’église et notre pays le Congo, je consens à aimer tout le monde, à respecter mes parents, et rester un vrai Kizito et une vraie Anuarite dans le chemin de prière, de courage, de respect, de vérité d’amour et de chasteté… ».

Les Abugaza ou Initiateurs des "Bilenge ya Mwinda" (jeunes de Lumière)


Le Père Curé a prié pour eux en ces termes : « Nzambe wa bokasi bonso abenisa binu po ‘te ya solo penza bolanda ndakisa ya Anuarite mpe bolanda ndakisa ya Kizito, o kombo ya Tata, mpe ya Mwana, mpe ya Elimo santu ! » ( Que le Dieu Tout Puissant vous bénisse pour qu’en vérité, vous suiviez l’exemple d’Anuarite et de celui de Kizito, au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit !)

Les Yaya des « Bilenge ya Mwinda » se succédèrent aux jeunes « Kizito et Anuarite », et renouvelèrent aussitôt leur promesse de la manière suivante : « Kristu Mokonzi oponi ngai, nandimi kolanda yo na motema mobimba, zala mwinda, bosolo mpe nzela ya bomoi bwa ngai, amen ». Leurs paroles de promesse se traduisent en ces termes-ci : « Christ le Seigneur, tu m’as choisi, j’accepte de te suivre de tout cœur, sois la Lumière, la vérité et le chemin de ma vie, amen ».

Quant aux Yaya des jeunes Légionnaires qui vinrent ensuite, ils prestèrent le serment en ces termes-ci : « Yezu Kristu mwana wa Maria, pelisa o motema mwa biso moto mwa bolingi yo, tolingi kozala tango inso ndakisa ya baninga, elongo na Maria Mama wayo, tozala mpe motema bosawa lokola Maria Mama wa bosawa, salisa biso po ‘te Kristu okola o mitema mya biso… Nzambe Tata wa yo abatela biso ». Cela  se traduit en ceci : « Jésus Christ, fils de Marie, allumes dans nos cœurs le feu pour t’aimer, nous voulons chaque fois être exemples pour les prochains, avec Marie ta mère, que nous soyons justes comme Marie la mère juste, aides-nous pour que toi Christ grandisse dans nos cœurs… Que Dieu ton Père nous protège ! »  

Les "Abugaza" ou initiateurs des jeunes de Lumières emboitèrent les pas à ces derniers et furent leur entrée pour renouveler leur traditionnelle promesse suivante : « Kristu Mokonzi, mokolo tokulaki kotisa toyebaki yo malamu te, sik’awa toyebi yo, tondimi kozala apôtres wa yo, tinda biso bipai binso olingi tozali prêts ». La promesse se traduit par : « Seigneur le Christ, au jour de notre confirmation, nous ne te connaissions pas assez, maintenant nous te connaissons, nous consentons être vos apôtres, envoie-nous partout où tu veux, nous sommes prêts ».

Quelques Représentants des choristes de « Monzoto mwa ntongo » vinrent ensuite et prononcèrent eux aussi les vœux en ces termes : « Kristu Mokonzi oponi biso, tondimi koyembela yo o miso ma bato bomoi bwa biso mobimba amen ». (Seigneur le Christ, tu nous as choisis, nous acceptons chanter pour toi en public toute notre vie amen).

 Quant aux Bagaza, les initiateurs mariés des « Bilenge  ya Mwinda », ils dirent ceci : « Kristu Mokonzi, oponi biso bo bagaza o tango ya bisengo, to ya mikakatano, tomipesa na bato lokola nzete ya mbila, tosala misala bipai binso, mpe tango inso, na bosembo mpe na bosolo, détournement, tricherie, na corruption, ezala na biso te, Nzambe asalisa biso amen ». Leurs promesses se traduisent en ceci : « Christ le Seigneur, tu nous a choisi comme des Bagaza (Initiateurs), en temps de joie ou de difficulté, que nous nous consacrions au bien de la population comme le palmier, que nous fassions partout du travail, et en tout moment pratiquions la justice et la vérité, que s’éloignent de nous le détournement, la tricherie et la corruption. Que Dieu nous vienne en aide ! ».

Les "Bagaza", les Initiateurs (mariés ou religieux) des Bilenge ya Mwinda

C’était alors le tour des mamans légionnaires. Elles constituaient le groupe le plus nombreux de tous les groupes paroissiaux. Elles se présentèrent devant l’Autel et récitèrent quelques paroles d’engagement avant de prononcer les paroles de vœux libellées de la manière suivante en langue Lingala : « eh mama wa Mokonzi, eh maman wa ngai, nakomipesa na yo, binso bizali na ngai, bizala mpe na yo », ce qui signifie : « eh la mère du Seigneur, eh ma mère, je m’offre à toi, que tout ce qui m’appartient soit aussi à toi… ».

Les mamans légionnaires

 Elles cédèrent à leur tour la place à l’autre mouvement paroissial des femmes, les mamans catholiques. Celles-ci renouvelèrent ensemble leur vœu suivant : « Biso ba mamans katoliko, tondimi kosalela Nzambe, o nzela ya misala ndenge na ndenge, o kati ya mabota, o masanga ma ba kristu, mpe o paroisse ya bisu. Toluka ko kutola bobola, po ‘te bato banso bayoka esengo mpe basepela ; Nzambe wa ngolu, salisa biso, pesa biso bolingi bonene ona batu banso, po ‘te tokokisa misala minso opesi biso, amen ». Cela se traduit en ceci : « Nous les mamans catholiques, nous acceptons de servir Dieu à travers diverses activités en famille, dans les Cellules ecclésiales vivantes des chrétiens, et dans notre paroisse. Cherchons à réduire la pauvreté, pour que tout le monde ait la joie et se réjouisse ; Que le Dieu miséricordieux nous vienne en aide, que tu nous donnes un grand amour envers tous, pour que nous amenions à terme toutes les tâches nous confiées, amen ». Elles entonnèrent ensuite leur hymne « Mama Africa… » ainsi que des slogans qui leur sont propres avant de regagner leurs sièges et laisser la place au dernier mouvement : les couples des mariés.

Les mamans "katoliko"


A l’entrée de ceux-ci les choses bougèrent sensiblement dans l’église, c’étaient des couples des chrétiens mariés religieusement. La paroisse avait aussi réussi à intégrer parmi eux cinq couples non encore mariés religieusement pour qu’à cette occasion ils se marient religieusement. Ils entrèrent deux à deux, se tenant la main dans la main, et récitèrent leurs promesses, en ces termes : « Biso babale, tosangani o libala lisantu, topesani maboko, pe tondimani o miso ma Nzambe ‘te o mikolo mya esengo, lokola o mikolo mya pasi, totikana te, tokangema tee na liwa, Mokonzi Nzambe abenisa biso » (Nous deux, sommes unis en mariage saint, nous nous tenons la main dans la mains, et nous nous acceptons devant Dieu, pour qu’à des périodes de joie, tout comme celles de peine, nous ne pouvions pas nous séparer, et ce, jusqu’à la mort ; que le Seigneur Dieu nous bénisse).

Les couples mariés religieusement 

Les mariés "Bakambi",  jusqu'à l'Altare !



Les nouveaux couples se firent enfiler réciproquement la bague de mariage pendant que l’officient priait pour eux sous l’encadrement des anciens couples, lesquels exhibèrent ensuite des pas de danse sous les rythmes d’une « rumba » de mariage…

La sortie


Mission accomplie, le Père Carlos congratulé par les jeunes


Après la messe et les promesses, l’ambiance de fête se poursuivit autour dans les quartiers paroissiaux. 

                                                                Antonio Lisuma

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