vendredi 7 juin 2013


Discours du Révérend Père Carlos
à l’occasion de la fête des œuvres sociales[i].

 
Je vous remercie tous, d’abord pour la belle messe célébrée, le baptême d’une de nos élèves du Collège, ensuite le « plus beau cadeau du monde » reçu des enfants de la maternelle, et enfin la cérémonie de septante six bougies posées sur l’autel par les mêmes enfants.   
Messe d'action de grâce à l'occasion de 76 ans d'âge du Père Carlos Romel
 
Le bapteme de la collégienne Marie Moli

Merci infiniment.

Maintenant, voici mes points de vue sur les œuvres sociales.


La au soir du 24 mai 2013.
 
1.   La continuation des œuvres sociales

a.    En ce qui est de son personnel

       Son Excellence Monseigneur Louis NKINGA Evêque ordinaire de LISALA a toujours insisté à ce que les œuvres sociales ne puissent continuer qu’avec les étudiants qui sortent de notre complexe scolaire. Pour pérenniser ainsi ces œuvres, il faut le faire avec des hommes qu’on peut appeler « les nôtres ».
       Aujourd’hui le 24 mai 20I3 nous avons déjà des « nôtres » à l’école primaire, au collège ainsi qu’à l’hôpital ; nous devons continuer dans ce sens et, c’est pour réaliser les options de l’Evêque que nous commencerons en septembre avec un institut des techniques médicales (I.T.M)  pour que notre hôpital soit de plus en plus dirigé par « les nôtres ».
       Par ailleurs, tout en encourageant l’initiative des « nôtres » sur l’existence de leur association, une mise en garde se pose : « tant que cette association n’aura pas un but précis en faveur des œuvres sociales, elle ne vaut rien ». D’où, le groupe doit définir clairement son objectif tel que « l’aide de nos étudiants de  l’université ». Toutefois, l’idée de la création d’une fondation pour toutes les œuvres sociales ne pourra se réaliser que si le but de la dite fondation se définit effectivement pour soutenir ces œuvres  et non rechercher les intérêts propres et égoïstes des membres.   


Un vue sur les conférenciers le 24 mai 2013
 
a.    En ce qui concerne les finances
 
       Nous pouvons de même parler des finances ou l’argent provenant de l’hôpital et du complexe scolaire. Nous devons avoir des hommes fiables, justes.
Heureusement nous n’en pouvons plus nous plaindre, car il y a quelques années nous avons eu des difficultés avec les caissiers et caissières, mais  maintenant nous sommes satisfaits et  nous acquérons petit à petit un personnel honnête.

Mes amis,
       Nous ne voulons pas avoir des hommes qui s’enrichissent indûment sur les œuvres scolaires. S’il y a parmi nous des personnes qui veulent s’enrichir frauduleusement sur  les œuvres sociales, soyez sûrs et certains que les œuvres sociales ne survivront pas longtemps. Tout homme qui gagne de l’argent sur le dos des œuvres sociales, à côté de son salaire, est indigne de continuer à travailler dans ce complexe. Ne parlez jamais de vouloir pérenniser ces œuvres sociales, si vous gagnez de l’argent en cachette sur ses ressources. Qu’un homme qui n’est pas content de son salaire, parte ;  car nous n’avons pas besoin des personnes de ce genre.
      Chaque année, je montre la comptabilité du complexe scolaire dont les recettes des minervals, les dépenses pour les salaires, les soins médicaux et varia. Après quoi  nous statuons  sur le montant du minerval pour l’année suivante.
       Les frais divers demandés aux élèves, nous savons maintenant  qu’il y a un montant qui reste à l’école pour son fonctionnement ; mais depuis que nous sommes entrés dans le réseau catholique, ce montant nous est inconnu. Nous voudrions bien qu’on nous mette à la hauteur de cette comptabilité parce que tout argent perçu auprès des élèves appartient au complexe scolaire.
 
b.    Nos capacités intellectuelles
 
A.   constat amer

               Nous ne devons pas penser que notre complexe scolaire garde son niveau très élevé d’antan car, bien de gens se lamentent en disant : «  le niveau baisse ». Et nous sommes d’accord avec eux.  Auparavant au collège, tout le monde à savoir les professeurs et les élèves, parlait français alors que maintenant ce n’est plus le cas. La bibliothèque n’est pas assez fréquentée ni par les élèves ni par les enseignants du complexe scolaire.

B.   Renforcement des capacités intellectuelles

Le Père parle aux conférenciers
 
En effet, un intellectuel se perfectionne en lisant. Bientôt commencent les grandes vacances et je vous demande, à vous tous, de lire pendant les dites vacances au moins une heure par jour. Ce qui vous entrainera à lire facilement un livre de cent pages en une semaine ; et  surtout qu’un intellectuel lit à peu près 25 pages par heure. Ainsi donc, un livre de cent pages pourrait être lu en moins d’une semaine ou environ 5 jours. Sur ce, j’espère que vous lirez tous au minimum 5 livres pendant les vacances, sinon ne dites plus : « nous sommes des intellectuels ». Les élèves de cinquième secondaire doivent au minimum faire le résumé d’un ou deux livres  par écrit et oralement. Mais si les professeurs ne lisent pas, comment les élèves feront-ils ce travail ? Car ce travail ne pourra être exécuté avec vigueur par les élèves que lorsque les professeurs donnaient l’exemple.

         Nous avons aussi constaté avec regret que nous acceptons beaucoup trop d’élèves en première année primaire ; ce qui ne permet pas aux enseignants de bien maitriser une classe de 60 à 65 élèves. De même, nous avons donné des exercices mathématiques venant de la Belgique pour les classes de deuxième  cycle d’orientation. Hélas ! Le résultat est pitoyable. Nous ne pouvons plus continuer à les leur donner. Faut-il les donner peut être l’année prochaine en cinquième parce que les élèves de deuxièmes ne les comprennent pas ? Donc, notre niveau baisse. Nous devons faire raisonner les élèves et ne pas leur faire étudier les données par cœur.
 
c.    Résultats non mérités des épreuves d’Etat.

                  Chaque année, l’Etat donne un examen à la fin de cycle primaire (Test national de fin d’études primaires, en sigle TENAFEP) et en fin de cycle secondaire (Examens d’Etat, en sigle EXETAT). Nous avons un exemple malheureux des résultats de 40 élèves d’une école primaire dont la moyenne était de 80%, donc un très bon résultat. Ces quarante  élèves sont partis dans l’école secondaire où monsieur KALONDA en est le préfet des études. Au premier semestre la  moyenne des résultats de  ces mêmes élèves était de  34%. Faut-il encore se fier à ces examens et leurs résultats ? Que vaut l’enseignement au Congo, et dans les primaires et dans les secondaires et  dans les universités ?

 


Pendant la conférence
 
d.    Projet d’université par le révérend père Carlos à Bumba ?

                Il y a des personnes qui pensent que nous créerons une université à Bumba. Hélas ! Une université fonctionne avec des  étudiants ; pourtant nous savons par statistiques et expériences qu’un écolier qui n’obtient pas 60% à l’école primaire ne sait pas réussir dans une école secondaire, et un élève qui n’obtient pas 60% ou 65% à l’école secondaire ne réussira pas dans une université. Comment faire fonctionner une université à Bumba si plus de 90% d’étudiants à Bumba obtient 50% à 54% aux examens d’Etat ? Et combien y a-t-il qui dépassent 65% ?
 
                Pour toute réponse, si nous avons dix écoles comme le collège Notre Dame à Bumba nous pourrons commencer avec une université.

e.    Interpellation

Mes amis,

Ne mettons pas de sable dans les yeux ; le chemin est long et tout le monde doit se mettre au travail pour atteindre les résultats escomptés. Nous devons surtout travailler  avec ardeur et dans l’honnêteté, si nous voulons que les œuvres sociales continuent après le départ de son fondateur. Et enfin, nous devons renforcer nos capacités intellectuelles en fréquentant notre bibliothèque incessamment.


La sortie de la messe
 
Je vous souhaite une bonne fête.


[i] Ce discours est prononcé ce vendredi, 24 mai 20I3 lors de la conférence initiée  par monsieur Gabriel Iluku, directeur de discipline au collège Notre Dame et conseiller juridique du dit complexe, avec  comme thème « quel avenir pour les œuvres sociales du complexe  Notre Dame ? ».

 

 

 

 

 

 

 

 

Aucun commentaire:

Publier un commentaire