samedi 7 décembre 2013

Contrôle biométrique à Bumba
Le contrôle biométrique se faisait au bureau du territoire de Bumba
          L’opération tant attendue est finalement arrivée ce 22 octobre à Bumba après Gemena via Lisala dans la province de l’Equateur. Cette opération s’est étendue sur une durée d’un mois, c'est-à-dire du 23 octobre au 23 novembre fermées, disons sans interruption.

Le contrôle biométrique se faisait également à l'école primaire Ngito,
 (ex Notre Dame puis ex Mongbama-garçon)


          Les agents contrôleurs, après avoir recensé le service de santé dut aménager deux sites pour accueillir cette fois, une marmaille d’agents de l’Etat venus de six secteurs que compte le territoire de Bumba pour se faire identifier.
Une foule des enseignants venus de l'intérieur du territoire de Bumba pour le contrôle biométrique

          Certes, le souci ardent du gouvernement de maîtriser les effectifs des agents de l’Etat reste salué par plus d’une personne, car il s’agit là d’un service le plus confus où règne un embrouillamini indescriptible. L’armée, la santé, les affaires sociales, l’enseignement sont là des services ciblés qui nécessite une purge, un assainissement en leur sein.

Presque tous les agents de l'Etat de différents services ont fait leur contrôle au bureau du territoire 

          A Bumba, le 1e service à subir la loi de ce contrôle biométrique était la santé. Tous les agents de ce service, actifs ou non, avaient pris d’assaut le bureau du territoire de Bumba au lendemain de l’invitation de l’autorité. Des irrégularités de tout genre y ont été décelées : les décédés, des déserteurs, des fictifs, des comparses se sont présentés contre toute entente pour se faire recenser.
On y restait des jours comme des nuits à attendre son tour !

          Seuls les dossiers dûment constitués d’éléments exigés devraient trancher sur la validité ou l’individualité de l’agent. Après la santé, d’autres services s’y étaient succédé notamment le service des affaires sociales, l’OCC, les cours et tribunaux… Tout se passa jusque là avec le moins d’engouement par rapport au dernier service qui fut l’EPSP. C’est au niveau de ce service qu’il y avait régné une confusion la plus totale que nous ne cessons de décrier.
On remplissait les formulaires à même le sol
  
           A proprement parler, il y a eu absence de planification dans le lancement de cette opération. Cette condamnation, nous l’adressons yeux secs au gouvernement congolais, l’imbroglio introduit par les agents recenseurs en reste une conséquence logique.

Devant le bureau du territoire, à bord du fleuve Congo

          Parler de l’absence de planification de l’opération comme grief reproché au gouvernement n’est pas du tout gratuit, vous conviendrez avec nous que organiser le recensement pendant cette période des cours n’est pas approprié. Beaucoup d’écoles ont littéralement fermé les portes pour répondre à l’invitation du recensement. Et ce, au tant de jours que l’opération a duré. Disons un mois. Avec tout réalisme et toute objectivité, une opération de cette envergure pouvait s’organiser pendant les vacances pour ne pas heurter le calendrier scolaire tel que conçu par le MINEPSP. 
Le Chef d'équipe du contrôle biométrique decidait de l'accès au contrôle et pour quel statut...

          Comment les écoles de Bumba récupéreront-elles, chacune en ce qui le concerne, tout le retard concédé au non de ce contrôle biométrique ? Aussi pourquoi les agents contrôleurs ne pouvaient-ils pas atteindre les enseignants au niveau de leur coordination ou de leur division sous provinciale pour un travail aéré et paisible que de les inviter tous à la cité de Bumba ? Cette option épargnerait les enseignants de sacrifices forcés et endurés en quittant leurs écoles situées à de centaines de kilomètres à pieds pour la cité de Bumba. Le congé d’un mois provoqué serait diminué de trois quarts si les agents avaient perçu ce danger en amont.
Le contrôle se faisait même la nuit jusque dans les heures tardives

          Avec  cette confusion partie du gouvernement, les agents recenseurs n’ont fait que remuer la plaie du démuni enseignant en le rançonnant par le biais de gestionnaire. Cette rançon pour que le personnel de votre école soit recensé bien avant que les autres écoles. La coordination de Lolo, sous l’œil passif de son évêque, le représentant légal des écoles conventionnées catholiques, est indexée comme modèle de cette pratique avilissante.

Ici devant la caméra et le scanneur de l'ordinateur pour la prise des données biométriques.

          Le Coordinateur dudit diocèse a exigé à chaque chef d’établissement sur les 69 que compte sa coordination une somme de 30.000 Fc comme pourboire à remettre aux recenseurs. Pratique fermement condamnée par toutes les radios locales. Reste à savoir si ce coordinateur avait remis la totalité de cette rançon aux agents recenseurs  ou s’il y avait, de son propre chef, dégrainer la part du lion. Aussi l’avait il fait sur demande de ces recenseurs ou il s’agissait de sa propre initiative malheureuse. En tout cas, le cas de Lolo est une illustration parmi tant d’autres.
      
L'imprimante se fatiguait aussi à certain moment pendant l'impression
de la carte provisoire pour les matriculés ou du papier duplicateur pour les nouvelles unités...

   
C’est donc à l’issu de toutes ces gesticulations et ces acrobaties  que l’agent enseignant accédait finalement à la prise de photo comme dernière opération aboutissant à l’obtention d’une carte provisoire de service. Les agents qui avaient un jeton remis depuis le contrôle de 2006 ne trainaient pas beaucoup. 
Elle s'occupait des cartes et autres documents imprimés


          Mais les histoires devenaient de plus en plus compliquées pour les Nouvelles unités et les mécanisés non payés (NP). Ceux-ci payaient un lourd tribut avant de se faire livrer un papier duplicateur tenant lieu de carte de service.
          Oui ! La Carte ainsi obtenue s’appelle carte provisoire, ce qui laisse croire que celle définitive suivra. Mais lorsque nous observons encore minutieusement cette carte, elle a été signée depuis 2005 pour être délivrée en 2013, soit 8 ans d’écart. Rien d’étonnant, les histoires provisoires passent pour les définitives. C’est notre style à nous congolais. La carte d’électeur passe pour la carte d’identité, pas de problème.

Le chef d'équipe vérifie les dossiers des agents avant tout contrôle biométrique devant la caméra de l'ordinateur
         Pour tout dire nous souhaitons voir les retombées de ce contrôle biométrique sur le vécu quotidien des agents de l’Etat dans un plus prompt délai. Cela nous soulagerait tous.
                                                    Rodrigue Modandi et Antonio Lisuma.
























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