dimanche 10 mai 2020

Bumba/Marché central : les vendeuses des vivres s’inquiètent


Bumba/Marché central : les vendeuses des  vivres s’inquiètent



                         Si les vendeuses  des vivres du marché dépôt dont les travaux de construction ont été entrepris sous la houlette du Révérend Père Carlos Rommel, curé de la paroisse Notre Dame, se retrouvent bonnement assises et protégées contre les intempéries avec leurs marchandises exposées sur des étalages bien bâtis ; cependant ce n’est pas le cas pour leurs collègues du marché central. Celles-ci vendent sous quelques hangars dépourvus d’étalages sur lesquels elles peuvent exposer les denrées.
 

                         Inquiètes, elles ne cessent de dévoiler le manque de tranquillité qu’elles ressentent depuis que ces bâtiments sans murs ont été construits. Faute d’étalages, elles sont contraintes d’exposer leurs marchandises au sol ou sur quelques lattes de roseau éphémères posées sur des pieds fourchus. Se confiant à l’un des rédacteurs du site web Bumbanotredame.blogspot.com, elles se sont exprimées en ces mots: « Nous déplorons les conditions dans lesquelles nous procédons à la vente des marchandises. Nous manquons de quiétude lorsque s’abat une pluie accompagnée d’un vent, car nous sommes obligées de couvrir nos articles et de manœuvrer pour chercher comment se protéger contre l’intempérie. Exposer les denrées  au sol  ne nous arrange pas. Pendant la propagande, nous avons toujours été visitées par des politiciens qui nous laissent en suspens avec leurs promesses fallacieuses. »
 

                     « D’autres nous ont même pris des photos et des images en nous promettant qu’ils reviendront nous pourvoir de ce dont nous avons besoin dans quelques jours. Mais depuis qu’ils sont partis, ils ne se font pas entendre et ne nous font même pas signe. Ils ne font que nous mentir. Nous vous prions de propager notre inquiétude afin que les autorités politico-administratives s’en rendent compte et qu’ils nous viennent en aide », ajoutent quelques vendeuses de manioc râpé avec un ton de mécontentement.
 

                         Signalons que ces propos relatant l’inquiétude des vendeuses du marché ont été recueillis lors d’un petit tour que nous avons effectué dans cet espace commercial dans le cadre d’une curiosité intellectuelle et surtout suite à la demande des concernées qui ont souhaité que nous palpions du doigt cette réalité pour qu’elle soit transmise ex post facto.
 

Bienvenu Balomao

 

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