dimanche 21 septembre 2014

Les routes et avenues de la cité de Bumba en état de dégradation

L'avenue Mobutu vers la direction "poste"



          Les pluies diluviennes qui se sont abattues ces derniers jours ont causé d’énormes dégâts dans la cité de Bumba. Des maisons, surtout celles construites anarchiquement sur des sites marécageuses ont subi la rigueur et la folie de ces pluies torrentielles. La plupart d’entre elles se sont effondrées et les habitants sont désormais exposés à la merci des intempéries.
L'eau de Lingode sur avenue Masobe et route Manga: débordement de lit

          Les dégâts les plus visuels sont ceux de la dégradation très avancées de la route principale (avenue Mobutu) ainsi que celle des grandes artères reliant la cité au centre-ville. L’avenue Mobutu est jonchée d’érosions qui la rendent inaccessible. Toutes les grandes artères facilitant elles aussi l’accès au centre-ville sont devenues impraticables.       
          C’est le cas des artères communément appelées directions : prison centrale, poste, Ebunde 1, route Manga) qui passent pour des boulevards de nid-de-poule désertes de toute circulation : véhicule, moto, vélo, voire même piéton. La direction « poste » s’est particulièrement distinguée par l’extrême puissance des eaux qui a provoqué une énorme excavation sur l’avenue Mobutu, empêchant même aux petits poussins d’une poule de passer à l’autre côté, à la recherche des aliments nécessaires à la survie. 
Au croisement de l'avenue Mobutu et la direction "poste"

          L’avenue du fleuve s’en allant amincissant par les eaux  du fleuve d’un côté, est de l’autre côté habitée honteusement d’une grande érosion qui la divise avec folie en deux camps. Et ce spectacle ahurissant se joue courageusement devant la résidence officielle de l’Administrateur du territoire de Bumba, où les eaux du fleuve entament une bonne partie de terre. Quel défi ? N’eût été l’intervention de SOCAM qui, ne tolérant pas voir ses véhicules bloqués à l’autre extrémité de l’avenue à l’ONATRA, où se trouvent ses dépôts de riz, a construit tant bien que mal le petit pont, permettant ainsi la reprise des circulations des véhicules sur l’avenue du fleuve devant la résidence de l’Administrateur… 
Devant la résidence de l'Administrateur du territoire de Bumba

  

          La rivière Lingode qui prend sa source au centre de la cité de Bumba, aux environs de la troisième avenue, ne respecte plus son lit durant sa traversée jusqu’à son déversement sur la rivière Molua. Les débordements des eaux sont toujours enregistrés çà et là lorsqu’il pleut, et les eaux de Lingode se déversent sur la chaussée des certains artères et avenues avant de reprendre son lit quelques mètres en aval.  Les constructions anarchiques des maisons et l’implantation des quelques rizières le long du lit du Lingode ne favorisent pas une coulée pacifique du ruisseau.
La rivière "Lingode" débordée par ses eaux qui se jettent sur l'avenue Mbandaka

         Les entretiens initiés par quelques jeunes patriotes bumbatraciens ne donnent pas de résultats probants, ils sont débordés par l’ampleur de la catastrophe.
          L’inactivité, voire la passivité des autorités territoriales face à cette dégradation des infrastructures routières, nous paraît complice, par conséquent coupable. Pourtant, l’Administrateur du territoire, Monsieur Jean Willy Angali Kabola, avait, au cours de son message populaire à l’occasion de son meeting du 30 juin dernier, le jour de la commémoration de l’indépendance, amorcé une série de collectes des fonds par le service de l’OVD (Office de voirie et drainage) pour faire participer activement toute la population de Bumba à l’entretien et à la réparation des routes et des avenues, mais hélas, cette initiative semble être mise aux oubliettes, tant elle ne se dit plus rien, et personne n’en parle, pas même la presse locale.
L'Administrateur a initié une collecte des fonds qui s'est soldée par un échec

          Il ne faudra plus attendre des accidents ou d’autres calamités s’y produire pour intervenir. Ce serait trop tard ! « La médecine prophylactique vaut mieux que celle curative ». Cette dernière accuse toujours un taux d’échecs cuisant surtout lorsqu’elle intervient en retard. Mieux vaut prévenir que guérir, dit-on.
Même devant le bureau de l'Office des routes, l'état de l'avenue Maman "Yemo" est déplorable

          Dignes fils de Bumba, vous qui arborez fièrement toutes ces épithètes de révérence (excellence, honorable, administrateur, notable, etc.), vous comme toutes les autres âmes de bonne volonté, votre sensibilité à ce S.O.S. sera la bienvenue pour arrêter à coup sûr cette monstre hémorragie rongeuse qui donne une mauvaise image de la cité de Bumba.     
                                                                     Rodrigue Modandi et
                                                                     Antonio Lisuma

  

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