samedi 15 février 2020

Une période où abondent les denrées au marché


Une période où abondent les denrées au marché

                          Lorsqu’approche le mois de juillet, le marché bumbalais voit les étalages des marchandes des vivres remplis des denrées alimentaires périodiques constituant pour la plupart des Bumbalais les mets délicieux que les uns prennent pour le repas par excellence et les autres pour le repas préféré. De ces denrées dont il est question, nous citons les mollusques comestibles, les chenilles et autres espèces provenant du tronc de palmier abattu, puis pourri. Pour preuve d’une consommation systématique, l’odeur de la cuisine des chenilles se répand déjà dans les différents quartiers de la ville surtout le soir, car c’est le moment favorable d’après nombre de consommateurs qui s’y intéressent. Si les uns préfèrent les bouffer avec la chikwange, la banane, le riz ou la farine de manioc ; cependant les autres les prennent avec le manioc bouilli, râpé et dilué, considéré comme aliment de base de la tribu budja qu’ils trouvent comme meilleur accompagnateur. Et c’est de ce côté même que se penchent assez de consommateurs qui en font déjà le pain quotidien.

Les "mbembe", petits, grands, et délicieux
 
                       Quant aux mollusques comestibles, leur saveur n’échappe pas à la technique et au savoir culinaire des mamans bumbalaises qui, les assaisonnant de divers condiments, l’accentuent afin qu’elle soit agréablement dégustée par ceux qui l’admirent au préjudice de ceux qui en font un repas tabou. Ils sont également appréciés par ceux qui détestent de prendre le plat constitué des chenilles et préfèrent les consommer avec la banane ou la farine de manioc.





Les "Makpokolo" à manger avec  "malemba"  très nutritives !

Par ailleurs, ce qui paraît laudatif est le prix auquel sont vendues ces denrées. Généralement familial
 comme le qualifient les vendeuses du marché faisant l’article en souriant, il permet à bon nombre d’individus de s’en procurer sans inquiétude lorsqu’ils en ont besoin. Signalons que l’apparition au marché de ces espèces périodiques coïncide avec la moisson du riz qui a également vu ce dernier jour son prix baisser progressivement jusqu’au niveau tant souhaité par ses consommateurs potentiels qui ne manquent pas de manifester leur profonde satisfaction face à cette chute soudaine du prix allant de huit cents à six cents francs congolais par « guigoz », récipient utilisé comme unité de mesure.
        Les "Mbinzo"   se sont mariés avec kwanga, et pour les initiés avec "MALEMBA" plein de Protéines
                                
Soulageant les esprits inquiets de hausse du prix de viande, ladite apparition incite plusieurs habitants de la contrée à dire que « si l’abondance de ces denrées périodiques était permanente comme l’est celle des autres sur les halles du marché, la famine n’élirait plus domicile dans beaucoup de foyers ».

 

 

 
                                                                                                                      Bienvenu Balomao    

Aucun commentaire:

Publier un commentaire