lundi 29 avril 2019

Le dimanche des Rameaux à la paroisse Notre Dame de Bumba


Le dimanche des Rameaux à la paroisse Notre Dame de Bumba

Ce dimanche 14 avril 2019, le dernier du temps de carême, est aussi le dimanche des Rameaux ; il s’est passé dans le calme à la paroisse Notre Dame de Bumba de l’infatigable Curé le Révérend Père Carlos Rommel. Les chrétiens de la paroisse se sont empressés comme à l’accoutumé pour participer avec engouement à la messe des rameaux en l’honneur et à la gloire du Christ entrant triomphalement à Jérusalem.

La première messe matinale avait commencé à 5 heures et demie comme les autres dimanches, mais avec beaucoup plus d’engouement qu’à l’ordinaire. Dès le début de la messe tous les sièges étaient déjà remplis, et les fidèles ont débordé jusqu’à occuper tout l’esplanade, devant une église pleine à craquer.

Un des moments solennels de la messe était la deuxième entrée en procession de l’officient principal, le Père Curé et ses Bakambi, avec des rameaux en main, arborant des tenues rouge écarlate et brandissant des rameaux en guise de l’entrée triomphale du Christ à Jérusalem.

Au bout de 40 jours de carême pendant lesquels un important slogan était chaque fois entonné par le Curé de la paroisse, et répondu en chœur par les fidèles, le dimanche des rameaux a connu sa spécificité, celle de la réalisation d’un théâtre par les choristes de la chorale « Monzoto mwa ntongo ».

Tout en gardant le style traditionnel romain, le Père Carlos fait revivre la passion de Jésus en faisant jouer sur scène l’horrible mort sur la croix dont fut victime Jésus Christ. On y voit des personnages jouant chacun un rôle spécifique dans la scène : d’un Judas Iscariote trahissant Jésus, un Caïphe le grand prêtre avec son sanhédrin condamnant Jésus, un Simon Pierre reniant avec parjure son Maître, en passant par un Pilate incapable de protéger l’innocent Jésus, un pauvre riche Jésus portant sa croix, une Véronique essuyant le visage sudoral et ensanglanté de Jésus, pour aboutir à la crucifixion sur la colline de Golgotha, et la déclaration posthume de certitude du commandant des militaires bourreaux…
Obscure à cause d'un océan de ramaux 

L’émouvante représentation théâtrale fait couler beaucoup de larmes aux fidèles émus dans ces méandres de blasphèmes et de tortures qu’avait connu Jésus sur le chemin de croix avant de mourir.  Cette pratique théâtrale ne s’observe pas ailleurs à Bumba dans les autres paroisses catholiques où les chrétiens ne se limitent qu’aux simples chants retraçant les souffrances du Seigneur Jésus Christ sur la croix.

                                                              Antonio Lisuma

Aucun commentaire:

Publier un commentaire