samedi 9 mars 2019

LE TERRITOIRE DE BUMBA PEUT-IL REDORER SON BLASON ECONOMIQUE D’ANTAN ?


LE TERRITOIRE DE BUMBA PEUT-IL REDORER SON BLASON ECONOMIQUE D’ANTAN ?

A  l’époque, la production agricole moyenne journalière était  de 1000 à 1500 sacs de paddy fournis auprès de chacune des sociétés étrangères grecques ou portugaises implantées à Bumba à l’instar de NOGUERA, CABRAL&IRMAO, SILVADES devenue GRIZA  ainsi que SOCAM un peu plus tard.


ONATRA. Il ne reste que des ferrailles
La délimitation des zones d’exploitation contribuait  largement aux travaux d’entretien routier. Une cinquantaine de camions reliaient tous les secteurs de LOEKA, YANDONGI, MONZAMBOLI, ITIMBIRI, MOLUA et BANDA YOWA que  comprend le territoire de Bumba. Un programme régulier de grands bateaux tels qu’ITB/COLONEL KOKOLO, COLONEL EBEYA, COLONEL TSHATSHI ou MAJOR MODIMBI,  favorisait un trafic fluvial sans pareil. L’essor économique fut manifeste.    


Les routes impraticables
Hélas ! Il y a environ 40 ans, ces sociétés  d’exploitations agricoles étrangères avaient cessé leurs activités économiques en raison de dépréciation monétaire constante, des mesures de confiscations spéciales de l’Etat et des conflits armés avec leurs corollaires. Dès lors, Le trafic fluvial de grands bateaux historiques cités ci-haut s’arrête. Parmi les vestiges, les grues et les magasins en ruines indiquent les souvenirs du trafic fluvial du passé. Une crise généralisée insoutenable affecte la population laborieuse de Bumba, estimée aujourd’hui à plus de 400 mille habitants. Le développement semble quasiment difficile. Le chômage, la pauvreté, la misère ainsi que la famine sont graves. L’exode rural a provoqué un désintéressement  aux activités agricoles par les villageois  qui envahissent les centres-villes en quête de bonheur. Démotivés, ces derniers deviennent fainéants aux travaux de champs à cause de manque de routes de dessertes agricoles.


 Une des rizeries  : de 1000 sacs de riz par jour à zero
Le fleuve Congo, en tant que principale artère du trafic de produits agricoles tels que riz, maïs, manioc, café ou arachide, n’offre plus d’avantages économiques qu’il y a eu depuis quelques années. Le commerce des produits manufacturés domine le marché local. Les bateaux sillonnent  le tronçon navigable de Kinshasa-Kisangani en passant plusieurs jours ou mois pour faire une cargaison nécessaire.


Les bateaux en chômage
Malgré la tentative de relance agricole par le projet PRAPE/FIDA, ce fut un fiasco grave. Seuls quelques braves commerçants s’évertuent au trafic de produits agricoles au moyen des vélos ou des motos. Une cinquantaine des rizeries locales fonctionnent avec moins de 40 sacs par jour. Et cette situation nous afflige profondément.


Les hangars en pisée
Au-delà de tout  cela, nous pensons que la réhabilitation des routes de dessertes agricoles constitue un mécanisme indispensable pour sortir le territoire de Bumba de la crise économique provoquée en majeure partie  par l’abandon des activités agricoles.  


Au lieu en camion, tout arrive en vélo !!!  Vive le  développement.
                                                                                            
 
                                                                                                           Maître  Iluku  Gabriel

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