lundi 27 juin 2016


13ème Dimanche, Année C

1 Rois, 19,9-21 ;   Galates 5, 13-18 ;  Luc 9, 51-62

 

Dans une grotte, Elie attend Dieu, mais Dieu ne vient pas en bruit infernal, ni dans une colonne de feu ni dans un tremblement de terre comme au temps de Moïse, mais dans un brise léger. Il dit à Elie : «  Vas oindre ton successeur Elisée »  Elie accepte, il arrive chez Elisée, qui est en train de labourer ses champs avec ses ouvriers. Elie lui jette son manteau en signe de relève,   Elisée accepte la nomination,  Il  donne un grand repas à ses ouvriers et il part avec Elie sans même dire « un au revoir »  à ses parents.    Elisée   laisse tout tomber, ses champs, ses bœufs et ses parents.   Il commence un nouveau travail de tout son cœur et de    toutes ses forces.

            Selon Saint Luc, Jésus a déjà prêché en Galilée, dans des pays limitrophes, et maintenant il va à Jérusalem. Au commencement de son travail, les gens le suivait, il a même donné à manger à des milliers de personnes, mais petit à petit les hommes le quittent.  Il ne reste qu’un petit groupe qui l’accompagne à Jérusalem. Il sait aussi, comme Galiléen, et avec une doctrine qui bouscule les pharisiens et d’autres grandes personnalités, il n’y aura pas facile, et il craint même la mort sur la croix. Les  apôtres disent : « nous mourrons avec toi. »  

            Ils traversent la Samarie, les juifs ne traversent pas la Samarie, trop dangereux, mais Jésus veut y passer. Ils sont arrêtés, des discussions s’en suivent et à la fin des fins  les apôtres Jacques et Jean veulent que Jésus envoie du feu     du ciel  pour anéantir tout le village comme au temps d’Elie. Jésus refuse, se fâche contre ses apôtres et se proclame  « doux de cœur » et  « homme de paix ». Il n’est pas comme Elie. Elie  sur l’ordre de Dieu a été remplacé par Elisée.

            Jésus prend une autre route, et tout à coup  il y a un homme qui lui dit ; je veux vous suivre. Jésus lui répond : « il ne faut pas me suivre pour recevoir quelque chose, je ne possède rien ».  Ils continuent la route, et Jésus dit à un homme : « suis-moi ». L’homme répond : O.K. mais je vais d’abord enterrer mon père. Jésus réplique : « laisse les morts enterrer les morts, mais toi suis moi, annonce le royaume de Dieu ». Un autre dit : je vais vous suivre, mais je l’annoncerai d’abord  à mes parents. Jésus réplique : « quand on a commencé le travail on ne regarde pas en arrière ».

            Toutes les réponses du Christ sont fortes et dures. Le Christ  veut à tout prix qu’on annonce d’abord le royaume de Dieu, le royaume de justice et  de vérité.  Il ne faut pas en premier lieu regarder la famille.  Si un homme qui suit le Christ regarde d’abord sa famille, il a les mêmes élans, les mêmes tendances qu’un  païen, les païens pensent aussi à leur famille. Donc il ne diffère pas des païens, pourquoi se dit-il « chrétien ».

            Ainsi, regardons l’épitre de Saint Paul aux Galates. Il dit aux galates : Ceux qui suivent le Christ, doivent être libres de toutes tendances, ainsi il n’y reste qu’un précepte : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».  Saint Paul ajoute : Ne mettez pas  « la chair, la famille » en premier lieu. Mettez d’abord « le prochain » « tout homme » en premier lieu. Ne mettez pas « votre  famille, votre  pays, votre  langue, vos coutumes  » en premier lieu.

            L’homme qui suit le Christ pense d’abord à la Justice et la Vérité par rapport au prochain, et ne pas par rapport « à soi-même »

Suivons le Christ, le monde deviendra meilleur.

 

Paroisse  Notre Dame

BUMBA

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