vendredi 3 décembre 2010

Evénement

Deuil , La mort du père de notre Professeur Wassya  Eduard 

          Le corps professoral du Collège Notre Dame est une fois de plus endeuillé, l’un de ses membres, le professeur Edouard WASSIA BOLIAKA vient de perdre son père qui est décédé le samedi 27 novembre dernier, de la maladie d’asthme et de la vieillesse.
          Né le 5 octobre 1930 à YAOMBOLE, son village natal situé au territoire d’ISANGI dans la Province Orientale, Henri BOLIAKA ETOKO, aîné d’une famille de huit enfants, a fait trois ans d’études primaires métropolitaines à EKOKO (vers le territoire d’AKETI), dans la mission protestante UFM, aujourd’hui devenue 21e C.N.C.A., après lesquelles il devint moniteur et enseigne pendant deux ans à l’école primaire LOKELE MONGALA.
          Ne trouvant pas en l’enseignement une carrière florissante, il se livre désormais depuis 1950 aux activités de la pêche et du commerce, et se marie à Marguerite BILONGO de laquelle sont nés 13 enfants dont 6 encore en vie et qui habitent actuellement à Bumba, à l’exception de Rebecca YANYONGO, la troisième de famille, qui vit à MBANDAKA, chef-lieu de la province de l’Equateur où elle s’est mariée à Mr LILEKO Bernard.
          Les cinq qui habitent à BUMBA – qui se remarquent d’ailleurs facilement sur la photo– sont : de gauche à droite, Henriette LIHUMAKOMAMBE BOLIAKA qui vit seule, Samuel BOSOLE B., père de cinq enfants, il est enseignant aux Instituts LIKANA et AIGLE, Marie LIATA B., elle est mariée à Mr MOGBAYA, et mère de 4 enfants, Edouard WASSIA B., enseignant au Collège Notre-Dame, divorcé mais vivant avec ses trois enfants, et José BOFIS BOWELA B., technicien de la Radio- Liberté, une chaîne privée de Jean Pierre BEMBA, émettant sur FM à BUMBA.
          En bon père de famille, le regretté Henri BOLIAKA pensait à l’avenir de ses enfants, il s’activait toujours tant soit peu  à scolariser ses enfants et leur incitait à travailler ; il leur disait souvent en langue LOKELE : « koti koti, ango’o sala taba », ce qui signifie : « chacun pour soi, responsabilité à la main » ; une sorte de leitmotiv qui, en le disant, se poussait soi-même à prendre ses responsabilités familiales, mais aussi, entraînait ses enfants, et même à ses petits-fils devenus au total 86, à faire de même.
          Edouard WASSIA a sans doute compris puisqu’en temps de solitude conjugale il a dû garder ses trois enfants : Marie MOLI WASSIA, Marguerite BILONGO W., et Jean-Louis YENGA W. —observez-les sur la photo en bas — qu’il prend lui-même en charge et se défend de les laisser grandir, comme font certains Bumbatraciens (c’est ainsi qu’on appelle les habitants de Bumba), chez leur maman, divorcée depuis bientôt six ans.
          En dépit de ses brillantes prestations au Collège Notre-Dame où il dispense avec succès les cours des maths, technologie, physique, et dessin scientifique, Edouard WASSIA envisage d’embrasser les études supérieures. Devenir ingénieur en construction ou bâtiment est son rêve de tous les jours. Dispose-t-il des moyens pour parvenir à ses fins ? « On m’avait promis une bourse d’études après mon succès, car j’ai réussi à toutes les questions, au test organisé par les techniciens belges dont Mr Roger Van Marke, venus nous visiter au Collège en 2004, mais jusqu’à présent rien n’est réalisé ; mais je garde encore espoir.», a-t-il laissé entendre… 
            Nous souhaitons à notre Professeur Eduard Wassya beaucoup de courage dans ces jours difficiles.        

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